Adrien Welsh: un candidat à la défense des droits des travailleurs

Le secrétaire national du Parti communiste du Québec, qui se présente dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, veut nationaliser les groupes de distribution alimentaire et les banques.

Adrien Welsh pose près d'un tableau où une femme et un homme, habillés simplement, se tiennent une main levée.
Adrien Welsh est le candidat du Parti communiste du Québec (PCQ) dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Photo: Odile Joron

Adrien Welsh est le candidat du Parti communiste du Québec (PCQ) dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Linguiste de formation, l’homme de 34 ans habite la circonscription de Mercier.

« Je suis juste du mauvais côté de la rue Rachel », dit-il à la blague.

Il se présente dans cette circonscription, car il la « connait bien » et croit qu’on y retrouve « plusieurs enjeux fondamentaux [au PCQ] et qu'on doit défendre ».

L’emploi: un droit au même titre que le logement

« Le taux de chômage dans Sainte-Marie–Saint-Jacques s'élève à 11 %, ce qui est pratiquement le double du taux de chômage actuel au Québec », déclare le candidat.

Son parti « revendique une politique de plein emploi [pour pallier les] besoins » dans la circonscription et ailleurs au Québec.

« On manque d'infirmières, de travailleurs sociaux et de la construction. De toutes sortes de métiers que l’emploi peut satisfaire », soutient-il.

M. Welsh dénonce également la précarité d’emploi qui affecterait « particulièrement les jeunes ».

« [Plusieurs] personnes sont sous-employées, parce qu'elles ne travaillent pas à temps plein, ou suremployées, parce qu'un emploi à temps plein au salaire minimum ne permet pas de joindre les deux bouts », dénonce-t-il.

Pour remédier à la situation, le PCQ « appelle à une augmentation générale des salaires et des conditions de travail [et à l’expansion des luttes syndicales et sociales] ».

Santé et éducation: expansion des services publics

M. Welsh estime que « la crise de consommation de drogues est une véritable crise sanitaire » dans Sainte-Marie–Saint-Jacques et qu’elle est le résultat d’une « carence dans le service public de santé ».

Pour redresser la situation, M. Welsh souhaite réinvestir dans les Centres locaux de services communautaires (CLSC) et déplore que le gouvernement actuel les ait « définancé pour les remplacer par des groupes de médecine familiale privée ».

« En 2023-2024, la CSN a fait une étude que le privé en santé coûte 6 milliards $ à l'État. Le privé coûte plus cher que de garder un monopole public sur nos services publics », soutient-il.

M. Welsh estime que cette logique de prioriser le public sur le privé s’applique aussi à l’éducation.

« Il faut […] en finir avec l’école à trois vitesses. On a les ressources nécessaires au Québec pour assurer des infrastructures décentes [… et] pour que l'éducation soit gratuite des Centres de la petite enfance (CPE) jusqu'à l'université. »

Itinérance: logements sociaux 100 % publics

Le candidat croit que l’itinérance constitue « un problème fondamental » dans Sainte-Marie–Saint-Jacques.

« Parce que les salaires et les pensions de retraite sont trop faibles, on empêche [les gens] d'avoir accès à un logement. Ils sont donc réduits à vivre dans des tentes. […] La crise du logement, elle est humanitaire maintenant », s’indigne-t-il.

Le PCQ propose, « en urgence, d’investir un vaste chantier de construction de logements sociaux 100 % publics » sans toutefois énoncer le nombre de logements requis.

« Le plus important, c'est d'en construire assez de sorte que plus personne n'ait à payer plus de 20 % de son revenu après impôt à ce poste de dépense », explique-t-il.

Contrôle des prix de première nécessité

En réponse au coût de la vie qui explose, M. Welsh estime que le Québec doit « se doter de mécanismes pour contrôler les prix » de première nécessité, comme ceux du loyer et de l’épicerie.

Il pense que la solution à la hausse du coût des aliments serait de « nationaliser les grands groupes de distribution qui contrôlent la chaîne alimentaire et les prix de la chaîne alimentaire ».

« [C’est un] paradoxe que les producteurs agricoles sont contraints de vendre à perte et que nous, à l'épicerie, on paye plus cher qu'on n'a jamais payé », dénonce-t-il.

Il croit qu’en mettant fin aux « monopoles de la grande distribution », les producteurs, les petits épiciers et les consommateurs pourront vendre et acheter à un « prix raisonnable ».

Nationaliser les banques pour investir dans l’État

Pour financer les services publics, le secrétaire national du PCQ souhaite nationaliser les banques. 

« Les banques, en 2025, ont généré des profits de 70 milliards $. Si on les nationalisait, c'est 70 milliards $ qui pourraient être utilisés pour financer nos écoles, nos hôpitaux, nos garderies et construire du logement. »

Il soutient également que dans les dernières années, « 6 milliards $ de fonds publics ont été gaspillés à travers des investissements qui ont fini par échouer ».

« Au lieu de socialiser les pertes et de privatiser les profits, pourquoi ne pas socialiser les [deux pour] avoir accès aux moyens qui vont nous permettre de mettre de l'avant les programmes qu'on revendique, et puis d'augmenter les niveaux de vie, les salaires, et de créer de l'emploi ? »

Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre prochain. Le vote par anticipation aura lieu les 27 et 28 septembre. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.

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