Dominique Blanchard appelle à une meilleure gestion de l’eau

La retraitée estime que le Québec doit se préparer à vivre des changements climatiques extrêmes comme des sécheresses et des inondations.

La candidate est debout, dehors, en été dans une cour intérieure.
Dominique Blanchard est la candidate de Climat Québec dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Photo: Odile Joron
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Dominique Blanchard est la candidate de Climat Québec dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. La femme de 74 ans y habite au coin des rues Sherbrooke et Saint-Laurent depuis 2008.

« On habitait à Rosemont avant, puis on est [venu] ici. Mon mari a pris sa retraite, moi j'ai pris la mienne en 2013. On est deux retraités », précise-t-elle.

Elle est candidate pour Climat Québec afin de « supporter » la cheffe du parti, Martine Ouellet, avec qui elle a « beaucoup milité ». 

Mme Blanchard se présente dans cette circonscription, car elle est « au courant des problèmes qui [y] existent ».

« Et puis, je pense que je peux amener à changer des idées, ou en tout cas, à [les] faire évoluer », soutient-elle.

Réengagement de l’État pour l’environnement

Mme Blanchard se désole que la cause de l’environnement ne soit pas plus centrale aux débats électoraux.

« On n'a pas parlé d'environnement du tout pendant cette campagne, puis on s'en va dans un mur. Les changements climatiques vont être de plus en plus fréquents. […] Plus il va y avoir de catastrophes, plus ça va coûter cher à l'État », prévient-elle.

Conséquemment, elle croit que le gouvernement doit « faire face aux chocs climatiques [… en] améliorant l'agilité, l'efficacité, la compétence et la transparence de l'État [dans ce domaine] ».

« C'est l'État qui va être capable d'avoir des outils collectifs pour réduire la crise climatique. Chaque individu peut faire sa part, mais il faut que l'État s'implique », résume-t-elle.

Une circonscription propice aux inondations

La candidate estime que la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques est particulièrement propice aux inondations en raison de sa topographie qui part du plateau, du Plateau-Mont-Royal, et qui descend jusqu’au Vieux-Montréal.

Une carte de l'est du Plateau et de la section nord-est de la circonscription provinciale de Sainte-Marie–Saint-Jacques.
En bleu, les zones où l'eau est plus susceptible de s'accumuler en cas de pluies diluviennes. Source: Ville de Montréal

« On habite ici, en haut, mais juste en bas de chez nous, ça descend abruptement. Les rues Sanguinet, Hôtel-de-Ville, de Bullion… C'est là que les inondations vont arriver en premier », déclare-t-elle.

Pour cette raison, Mme Blanchard affirme qu’« à plus ou moins long terme », le gouvernement et la Ville de Montréal devront « identifier les zones sensibles » et penser à des solutions pour « reloger les gens ».

« Personne n'en parle, mais c'est là. Ça prend des lieux de refuge », affirme-t-elle.

Gestion de l’eau : consolider le rôle d’Hydro-Québec

Mme Blanchard soutient que « la gestion de l’eau est majeure pour la santé » des Québécois.

« La santé, reliée à la crise climatique, c'est important d'y penser parce qu'il y a des maladies qui vont surgir à cause [des épisodes de chaleur extrêmes et de la pollution] », explique-t-elle.

En ce sens, la candidate pense qu’il importe de « consolider le rôle de l'Hydro-Québec » afin de contrer la « part du privé qui augmente de plus en plus dans la gestion de l'eau et de l'électricité ».

« Production, transport, distribution… Il faudrait que ce soit le rôle d'Hydro-Québec [de] s'occuper de ça. »

Consommation d’eau : éduquer les enfants dans les CPE

Mme Blanchard prévient que bien que le Québec ait « toujours été riche en eau », les changements climatiques pourraient amener les citoyens à devoir mieux la consommer.

« On en gaspille beaucoup. Si on n'apprend pas à économiser notre eau, on va être dans le trouble », croit-elle.

Selon la candidate, les Centres de la petite enfance (CPE) seraient des endroits propices pour instaurer de nouvelles habitudes dans la population. Elle pense donc que le gouvernement devrait accélérer la création de Centres de la petite enfance (CPE).

« Il y a un côté éducatif plus important dans les CPE que juste des services de garde privés. On pourrait, dès les CPE, instaurer de nouvelles valeurs québécoises, comme la gestion de l'eau », propose-t-elle.

Lutte aux îlots de chaleur

« Dans [Sainte-Marie–Saint-Jacques], des îlots de chaleur, ce n’est pas rare. […] Planter des arbres, c'est important [ici], parce que c'est toujours dans les zones sud-est [de l’île de Montréal] qu'on [en] retrouve. »

Bien que la Ville de Montréal ait annoncé une coupure dans le budget de plantation d’arbres, [GE1] la candidate estime qu’en planter davantage permettrait de réduire la température dans la circonscription, surtout l’été.

« C'est des 5 degrés de différence, facilement », déclare-t-elle.

Transport collectif gratuit

Mme Blanchard croit également qu’investir dans le transport collectif devrait être une priorité pour l’État.

« [Climat Québec] prône d'avoir un transport collectif gratuit. Et ensuite, de travailler sur l'électrification des autobus scolaires et des flottes de taxis pour diminuer les gaz à effet de serre. »

Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre prochain. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.

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