François Plamondon veut «donner une opportunité aux conservateurs» de Mercier
Le candidat conservateur dans cette circonscription du Plateau-Mont-Royal explique sa candidature par son souhait d’améliorer l’accès aux soins de santé.
Le candidat conservateur dans cette circonscription du Plateau-Mont-Royal explique sa candidature par son souhait d’améliorer l’accès aux soins de santé.
Titulaire d’une maîtrise de l’Université Laval en biogéosciences de l’environnement et d’un baccalauréat en biologie, François Plamondon a un CV qui peut paraître surprenant.
Son profil LinkedIn révèle qu’il a travaillé comme agent de projet à Nature Québec, mais aussi comme instructeur d’arts martiaux, animateur d’événements festifs, et, depuis février 2025, comme recherchiste au Parti conservateur du Québec.
C’est d’ailleurs sous cette bannière que le candidat de 27 ans sollicitera l’appui des électeurs de Mercier, le 5 octobre.
«C’est la première fois que je me lance en politique. Je suis très excité!», confie-t-il avant de se permettre une pause dîner qu’il prendra sur une table de pique-nique du parc Sir-Wilfrid-Laurier.
«J’aime aller voir les gens, et c’est pour ça que je suis là», indique celui qui habite Québec, mais qui estime que Mercier est un comté «important» dans lequel il «considère sérieusement emménager» s’il est élu.
«Il faut donner une opportunité aux conservateurs de partout au Québec de voter pour le parti qui représente le mieux leurs valeurs», explique-t-il.
Questionné sur ses priorités pour la circonscription en particulier, M. Plamondon répond qu’il s’implique surtout pour «les grands enjeux nationaux». Cela dit, il note l’importance de la crise du logement dans le contexte montréalais.
«Au Parti conservateur, je considère qu’on a de très bonnes propositions», affirme-t-il.
Il note en ce sens l’augmentation de l’offre de logements qui serait rendue possible grâce à une diminution de la règlementation qui encadre la construction.
Pour ce qui est des ménages moins nantis, le PCQ mise sur des programmes comme Allocation-logement, conçus pour aider les citoyens qui peinent à payer leur loyer ou leur hypothèque. Ce genre de mesure aurait un «impact plus élevé et à meilleur prix que la construction et la gestion de logements par l’État», peut-on lire dans la plateforme du parti.
En matière d’itinérance, François Plamondon nous dirige vers la Plateforme Itinérance et soins psychosociaux du PCQ*. «Je pense que vous allez apprécier ce que vous allez voir», avise-t-il.
À cet égard, son parti semble placer sa confiance dans «les organismes communautaires et les équipes traitantes sur le terrain», qui seraient les «mieux placés pour connaître les besoins locaux», selon ce qui est écrit dans le document.
Le PCQ souhaite augmenter le nombre de travailleurs sociaux et réduire leurs tâches administratives afin qu’ils puissent consacrer davantage de temps à côtoyer leur clientèle.
De plus, semblant répondre à une revendication du mouvement Le communautaire à boutte, la plateforme évoque l’idée de délaisser le mode de financement par projet des organismes communautaires pour privilégier des formules à la mission ou pluriannuelles. Elle ne précise toutefois pas si, dans l’ensemble, les montants alloués seront appelés à changer sous un gouvernement conservateur.
Pour ce qui est des promesses chiffrées, le PCQ souhaite investir 350 millions $ pour créer une faculté de médecine décentralisée, avec des enseignements axés entre autres sur «l’itinérance, la santé psychologique [et] la dépendance». Le parti se donne aussi comme cible la formation de 125 nouveaux médecins communautaires par an.
«Si je suis en politique, et spécialement au Parti conservateur, c’est principalement grâce aux propositions en santé, qui sont de loin les meilleures de tous les partis», lance justement M. Plamondon.
Lesdites propositions s’inspirent de systèmes européens, qui sont «hautement performants», selon le candidat. «Quand je regarde les gens qui sont proches de moi, qui sont en attente pour une chirurgie ou pour voir un médecin, je me dis que, si on avait des méthodes qui ressemblaient plus à ce qui se fait en Europe, ils auraient la vie plus facile.»
Le PCQ donnerait donc un plus grand rôle à jouer au secteur privé afin d’alléger le fardeau porté par le réseau de santé public.
La carte d’assurance maladie d’un patient pourrait couvrir des frais de service privés dans les cas où ceux-ci seraient moins dispendieux que ceux du secteur public ou dans des circonstances où les temps d’attente seraient autrement jugés déraisonnables.
Pour ce qui est des aînés – «un sujet qui nous interpelle beaucoup», souligne François Plamondon – le PCQ miserait sur les soins à domicile. Le nombre d'heures annuelles payées par l'État serait appelé à augmenter de plus de 6,1 millions, d’ici 2030, selon le plan conservateur, pour atteindre un total provincial de 46,5 millions. Le parti anticipe que cet engagement représentera des dépenses de 624 millions $.
L’entretien de l’infrastructure provinciale a été au cœur de l’actualité du Plateau, ces dernières années.
Le projet de rénovation du bâtiment de l’école FACE sur la rue University a été abandonné, après une importante augmentation des coûts. Il a aussi fallu quatre ans à rénover l’école primaire Laurier.
Essentiellement délaissé par quelque 300 employés du réseau de la Santé, en 2015, l’ancien Institut des Sourdes-Muettes comprend des bâtiments qui ont été érigés au 19e siècle. Le site a été vendu à un promoteur privé, qui remettra certains pavillons en état, alors que d’autres seront démolis.
«Ça n’a pas de bon sens. On veut absolument s’attaquer à ce problème-là», lance François Plamondon.
«Il y a des hôpitaux qui ont des insectes et des animaux dedans.»
Chiffrant le déficit de maintien des actifs de la province à 40 milliards $, le Parti conservateur s’engage à augmenter le budget d’entretien de 15% à 23%. À l’inverse, il dit vouloir faire preuve de retenue quant aux nouveaux projets de construction.
*NDLR – La Plateforme Itinérance et soins psychosociaux n'avait pas encore été dévoilée au moment de l'entrevue. M. Plamondon n'était donc pas en mesure de la commenter.
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