Hailey Roop: une candidate qui milite pour la justice sociale et climatique

Elle souhaite que les langues autochtones soient enseignées dans les écoles et que le transport en commun soit accessible et gratuit.

La candidate se tient debout dans un parc, en été.
Hailey Roop est la candidate du Parti vert du Québec dans la circonscription de Westmount–Saint-Louis. Photo : Devin Ashton-Beaucage.
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Hailey Roop est la candidate du Parti vert du Québec dans la circonscription de Westmount–Saint-Louis. Âgée de 25 ans, elle habite dans le quartier Villeray.

« Pendant trois ans, j'ai habité dans la circonscription de Westmount–Saint-Louis », déclare-t-elle, ajoutant avoir également grandi tout près, dans le quartier de Notre-Dame-de-Grâce.

Elle travaille pour une entreprise « qui essaie de limiter les gaspillages alimentaires en travaillant avec des marchands pour qu'ils puissent se départir de leurs stocks et offrir aux consommateurs des options moins chères ».

Mme Roop, qui a étudié en environnement, a rencontré le chef du Parti vert du Québec, Alex Tyrrell, lors d’un stage au média Global Green News en 2020.

« J'ai réalisé rapidement que les enjeux environnementaux sont liés à des problèmes socio-économiques et qu'on ne peut pas parler de l'un sans l'autre. C'est pour ça que je me suis engagée dans la politique », soutient-elle.

Marchés publics avec garanties d’achat pour les agriculteurs

Pour baisser le coût de l’épicerie, le Parti vert du Québec veut instaurer des marchés publics en créant une nouvelle société d'État : Alimentation Québec.

« [L’idée, ça serait] que l'État [puisse] acheter des produits à des prix plus bas que ceux de la concurrence. Aujourd'hui, il y a cinq groupes qui détiennent 80 % du marché. Ils peuvent acheter de leurs distributeurs à des prix très bas, puisqu'ils ont plein de magasins », explique-t-elle.

Une nationalisation de l’épicerie inclurait « des garanties d'achat offertes en début de saison aux agriculteurs », ce qui consoliderait aussi l’offre en produits locaux.

« On va avoir beaucoup de fluctuations dans le marché avec les crises climatiques et les fluctuations globales. […] Travailler plus [étroitement] avec nos agriculteurs assurera qu'on leur offre plus de stabilité dans le marché », croit-elle.

Pour diminuer les risques si les conditions météorologiques ne sont pas favorables aux récoltes, elle propose [d’] « investir dans les serres à petite échelle pour que les fruits et légumes puissent être cultivés […] tout au long de l'année ».

Transport en commun gratuit et accessible

« Ce qui me passionne le plus, c'est le transport en commun gratuit. […] Ce n’est pas seulement une [question d’] abordabilité, mais de s’assurer que ce soit utilisable pour tout le monde », affirme Mme Roop.

Elle déplore que la Société de transport de Montréal (STM) « ait promis des ascenseurs dans les 68 stations de métro [et que] seulement la moitié du système [en a aujourd’hui] ».

« [Ça les] rend pratiquement inutilisables pour les aînés, les personnes qui se déplacent avec des poussettes [et celles] avec des problèmes de handicap ou de mobilité », regrette-t-elle.

La candidate réfute l’argument que la mise en place de mesures d’accessibilité universelle diminue la qualité ou la sécurité du service.

« Lorsqu'on investit adéquatement dans notre système de transport public, on voit des bénéfices pour les travailleurs et les travailleuses, pour la régularité des services et aussi pour la sécurité des utilisateurs », dit-elle.

Santé : investir dans les services à domicile

En matière de soins de santé, Mme Roop souhaite « investir dans les organisations sociales qui offrent des services à domicile, des services de cuisine collective et de popotes roulantes ».

« [Ce] sont des petits services qui ont un énorme impact sur la population aînée, [car ces personnes peuvent] rester chez elles plus longtemps », affirme-t-elle.

Elle soulève aussi l’enjeu « que les personnes plus âgées ne [puissent] pas parler dans leur langue de préférence avec les médecins ». Pour pallier cette situation, elle prône un meilleur soutien aux membres de la famille qui traduisent les échanges.

« Ça serait important de donner un salaire minimum aux proches aidants qui vont aux rendez-vous avec les personnes âgées […] Il y a des milliers de personnes qui consacrent beaucoup d'heures vers l'aide pour leurs proches. C'est important pour nous de rémunérer ce travail-là. »

Culture et éducation : enseigner les langues autochtones

« On parle souvent de la protection de la langue française, mais je veux surligner la protection des langues autochtones. Des cours gratuits devraient être offerts à toute personne qui veut en apprendre », déclare-t-elle.

Ces cours seraient offerts dans des organismes communautaires ou à l’école pour « que les jeunes [aient] l'opportunité d'apprendre de leurs proches et de transférer ces langues de génération en génération ».

« On est un parti qui est pour le bilinguisme. On veut mettre une loi qui oblige que 25 % des cours se fassent dans une deuxième langue dans les écoles primaires et secondaires. Ça pourrait être le français, l’anglais ou une langue autochtone. »

Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre prochain. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.

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