Justine McIntyre: une candidate libérale aux valeurs écologiques et progressistes

L’ancienne élue municipale croit que le développement durable et l’adaptation aux changements climatiques devraient être les enjeux prioritaires de nos gouvernements.

Justine McIntyre pose devant un vélo, dans un parc, sous le soleil.
Justine McIntyre est la candidate libérale dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Photo: Odile Joron

Justine McIntyre est la candidate libérale dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Résidente du quartier Hochelaga depuis 2019, la femme de 55 ans vit à « quelques centaines de mètres » à l’est de la circonscription.

« On vit ici et je fréquente le quartier constamment. Entre Hochelaga et Sainte-Marie–Saint-Jacques, il n'y a pas de frontière. Il y a beaucoup de similarités », affirme la candidate.

D’élue municipale à entrepreneure

Mme McIntyre a débuté sa carrière politique comme conseillère de Ville dans l’arrondissement de Pierrefonds-Roxboro. Elle a ensuite travaillé comme consultante auprès des municipalités avant de co-fonder l’entreprise Civica Stratégies où elle s’investit depuis cinq ans.

« [Notre mission est de] s'asseoir avec les élus, les municipalités et les administrateurs quand il y a des situations de contestation de projets ou des enjeux de communication et d’aider à dénouer ces enjeux-là. »

L’environnement comme priorité

 « Après mon mandat en politique municipale, je suis sortie de ça avec la conviction que les enjeux environnementaux sont notre première préoccupation. Tout ce qui est développement durable [ou] qui a lien avec l'adaptation au changement climatique. Ça va nous frapper de plein fouet », estime-t-elle.

Son adhésion à ces valeurs environnementales est d’ailleurs la raison pour laquelle Mme McIntyre croit que le Parti libéral du Québec lui a offert la circonscription de la députée sortante Manon Massé.

« Dans mon parcours politique, je suis vue comme une progressiste. C'était un bon fit pour Sainte-Marie–Saint-Jacques. Un comté qui a longtemps voté Québec solidaire. »

L’itinérance au cœur des préoccupations

« En faisant le porte-à-porte, j'ai eu l'occasion de parler avec beaucoup de personnes qui sont très préoccupées par la cohabitation sociale, qui nous parlent de l'itinérance comme étant un enjeu majeur pour eux dans cette élection », affirme la candidate.

Elle croit que la prévention, surtout en matière de santé mentale, est essentielle pour aborder cet enjeu, tout comme notre rapport à la technologie.

« Si ton meilleur ami, c'est un chatbot, bien, il y a un enjeu de santé mentale qui arrive assez rapidement parce qu'on perd le contact avec l'être humain », croit-elle.

100 000 logements par année et l’entretien du patrimoine bâti

Pour combattre la crise du logement, Mme McIntyre affirme que le Parti libéral du Québec souhaite construire 100 000 logements par année, qui incluraient « des condos, des logements privés, des maisons unifamiliales » et aussi du « logement abordable, du logement social et des coopératives. »

En ce qui a trait à la préservation du patrimoine bâti, la candidate propose d’initier les jeunes à l’entretien des bâtiments patrimoniaux.

« Est-ce qu'on ne pourrait pas former des jeunes dans un programme de conciergerie pour qu'ils apprennent à s'occuper des bâtiments, ceux qui veulent devenir menuisiers ou qui veulent travailler en architecture ? », questionne-t-elle.

Elle croit également qu’« une flexibilité dans la réglementation » faciliterait les démarches des propriétaires qui souhaitent restaurer ou rénover, car « forcer une mise aux normes d'un bâtiment patrimonial, ce n'est pas toujours possible », estime-t-elle.

Renforcer l’économie et évaluer l’impact des organismes communautaires

Selon Mme McIntyre, le Parti libéral du Québec souhaite s’attaquer à l’augmentation du coût de la vie en renforçant l'économie québécoise.

« Plutôt que d'agir pour essayer de compenser le delta entre le prix qu'on veut payer et le vrai coût, c'est d'agir pour renforcer notre économie pour que ce coût-là soit moins important dans le portefeuille de chacun », affirme-t-elle.

En ce qui a trait au soutien des organismes communautaires, qui sont d’après la candidate nombreux dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, elle croit que la première étape consisterait à évaluer l’impact de chaque organisme pour « voir comment [ils] agissent dans la communauté ».

Elle croit aussi que la demande des organismes d’être financé à la mission et non par programme doit être abordée, car elle aurait un impact important sur leur capacité à assurer une prévisibilité.

Plus de musique et moins de technologie en éducation

En tant qu’ancienne enseignante en musique au primaire dans le système privé, Mme McIntyre croit que les cours d’initiation à la musique devraient être priorisés.

« La place de la musique dans l'école primaire, c'est là qu'on a décidé de couper quand on a voulu faire des économies, mais je pense que la musique est un élément culturel, linguistique et développemental [important] qu'il faut essayer de garder dans le système d'éducation. »

En ce qui concerne l’insertion de la technologie dans les salles de classe, notamment celle de la tablette comme « outil pédagogique », la candidate libérale « a toujours été contre ».

« Ça rompt le lien qui se crée entre l'élève et l'enseignant. Et c'est [dans] cette relation humaine d'enseignant à l'élève que la passation du savoir se fait, [que] le lien de confiance se crée aussi. Il faut rebâtir ce lien. »

Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre prochain. Le vote par anticipation aura lieu les 27 et 28 septembre. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.

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