Déficitaire, La Petite Marche abandonne sa programmation musicale
Après six ans de spectacles gratuits quasi quotidiens, le restaurant La Petite Marche retourne à sa vocation première.
Le CPE Lafontaine prévoit déménager en mars 2026 dans de nouveaux locaux rénovés de la rue Saint-Urbain, dont il est le propriétaire.
Après des années passées sur le site de l’ancien Institut des Sourdes-Muettes, situé près du métro Sherbrooke, le centre de la petite enfance (CPE) Lafontaine a dû quitter d’urgence en décembre 2021.
«Des fissures dans le bâtiment, suscitant des inquiétudes concernant un possible effondrement des murs» ont provoqué le déménagement, explique Ceida Villegas, qui est devenue directrice générale du centre de la petite enfance par après.

Le CPE s’est alors installé temporairement dans le quartier Milton-Parc, au 3626, rue Saint-Urbain, où il se trouve encore. Cependant, l’objectif est de déménager au printemps dans des locaux permanents situés tout près au 3655, rue Saint-Urbain.
Il faut toutefois attendre que l’intérieur de l’édifice de quatre étages, qui faisait autrefois partie de l’Institut thoracique de Montréal, soit complètement refait.
«On a prévu de déménager environ en mars», précise Mme Villegas. La durée estimée des travaux, entamés depuis juillet, est de neuf mois. La directrice générale estime toutefois que l’arrivée hâtive des temps hivernaux risque d’étirer cette fenêtre temporelle. «Ça fait partie du processus.»


Mme Villegas (à droite) offre une visite guidée du chantier, qui est entamé depuis juillet. – photos: Devin Ashton-Beaucage
L’année prochaine, le CPE Lafontaine changera non seulement d’adresse civique, mais aussi de statut. Alors qu’il était locataire de ses locaux de la rue Roy, sur le site de l’ancien Institut des Sourdes-Muettes, le CPE est devenu propriétaire en 2022 de l’immeuble au 3655, rue Saint-Urbain.
Ce dernier a pu être acquis grâce à l’octroi de 6 millions $ en provenance du Programme de financement des infrastructures du ministère de la Famille.
«C’est une excellente nouvelle», se réjouit Mme Villegas. «C’est très difficile de trouver des milieux qui sont adaptés à la petite enfance.»
«On a un conseil d’administration très motivé. Ils se sont mobilisés depuis le début», souligne-t-elle. «Ça va être de toute beauté!»
La directrice générale se montre aussi enthousiaste à l’idée qu’une sculpture de Marc Dulude prendra place à l’avant du bâtiment. L’espace à l’arrière servira de cour pour les enfants. Sa conception sera inspirée de la forêt d’Auvergne, précise Mme Villegas.

Au moment de sa fondation, en 1971, le CPE Lafontaine pouvait accueillir 12 enfants dans ses locaux initiaux, au 5309, rue de Brébeuf, qui était tout juste en face du parc Sir-Wilfrid-Laurier.
Il peut maintenant en prendre 143 en charge, dont 20 poupons.
«On n’est pas à pleine capacité», note toutefois Mme Villegas. «On a environ 125 enfants.»
Le CPE a dû se retourner vers le ministère afin de pouvoir accepter plus de bébés. «Notre liste explose», illustre la directrice générale. À l’inverse, la demande de place pour les bambins dont la phase préscolaire tire à sa fin se fait moins grande.
«Le fait d’avoir déménagé d’un milieu beaucoup plus familial à un milieu où il y a beaucoup plus de bureaux, ça change la situation», ajoute-t-elle.
«Puis, on n’est pas connu ici, dans le secteur», poursuit-elle en riant, notant le simple kilomètre qui sépare le site du 500, rue Roy, de celui sur la rue Saint-Urbain.
Malgré la distance qui se parcourt en quelques minutes à pied, l’entourage du CPE s’est tout de même transformé.


Le CPE Lafontaine est maintenant le voisin immédiat du projet Inspire Bio Innovations et se trouve à quelques pas de l'Institut de recherche clinique de Montréal. – photos: Devin Ashton-Beaucage
Son voisinage, qui était plus résidentiel, comprend maintenant l’Institut de recherche clinique de Montréal (IRCM) auquel s’ajouteront les laboratoires du projet Inspire Bio Innovations. Le campus de l’université McGill et la Cité-des-Hospitalières se trouvent également à proximité.
«On commence à se faire connaître dans le secteur. On est entré en contact avec certains organismes communautaires», indique Mme Villegas, précisant que son CPE a comme valeur de s’«ancrer dans son milieu.»
«On veut quand même rayonner au centre de la communauté parce qu’on est là pour le bien-être des familles de Milton-Parc.»
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