Le primaire de l’école FACE s’installe pour de bon sur Christophe-Colomb
Plusieurs familles saluent la modernité du bâtiment, mais certaines s'inquiètent de l'impact du déménagement sur les programmes artistiques et le transport des élèves.
Plusieurs familles saluent la modernité du bâtiment, mais certaines s'inquiètent de l'impact du déménagement sur les programmes artistiques et le transport des élèves.
De nombreux parents attendaient devant le nouveau bâtiment du niveau primaire de l’école FACE, jeudi, après la toute première journée de rentrée au 4835, avenue Christophe-Colomb.
L’école ne devait se servir de l’édifice qu’en attendant que le bâtiment patrimonial au 3449, rue University soit rénové, mais le gouvernement du Québec a changé ses plans en avril. Les travaux estimés à 375 millions $ étaient jugés trop dispendieux.
Le déménagement de Milton-Parc à l’est du Plateau, dans un bâtiment qui peut accueillir plus de 750 élèves, sera donc permanent pour les élèves du primaire.
Les élèves du secondaire, eux, continueront de se rendre sur la rue University pour quelques années avant de délaisser complètement l’édifice et d’adopter le 4251, rue Saint-Urbain.
Ce changement de quartier complique certains déplacements. Jeudi après-midi, un autobus jaune apprivoisait avec difficulté la voie étroite de l’avenue Christophe-Colomb et celle de la rue Gilford.
Il avait justement été envoyé par le Service d'Accueil du Centre Multi-Ethnique Saint-Louis, situé dans Milton-Parc, pour offrir un moyen de transport aux enfants inscrits à son service de garde. La distance de déplacement depuis leur école a triplé depuis le changement d’adresse.
Comme FACE n’est pas considérée comme une école de quartier, le Centre de services scolaire de Montréal ne propose pas de service de transport à ses élèves.
Toutes les personnes rencontrées par Mon Plateau se sont montrées impressionnées par le bâtiment fraîchement rénové de l’avenue Christophe-Colomb.
«C’est très propre. Tout est neuf et brillant», a rapporté Julia Moberg, mère d’une élève de sixième année. Elle s’est dite heureuse que les groupes francophones et anglophones continuent de fréquenter les mêmes lieux, même si les niveaux primaire et secondaire seront dorénavant séparés.
Autre point positif, l’école n’est maintenant plus qu’à une quinzaine de minutes de marche de chez elle.
«Je sais que ça va être difficile pour beaucoup d'autres familles qui viennent de plus loin, mais pour nous, c'est un beau changement pour notre routine», a-t-elle concédé.
«Se rendre d’une salle de classe à l’autre est plus facile», a noté sa fille au sujet de ce bâtiment moins imposant que la grande structure patrimoniale en forme de «H» de la rue University.
«C’est assurément plus petit, donc moins labyrinthique pour les nouveaux enfants», a aussi observé London, qui était accompagné de sa mère, Sue. Il s’est montré particulièrement heureux d’avoir accès à des fontaines d’eau à l’intérieur des salles de classe.
«C’est vraiment cool, en fait. C’est très moderne.»
De son côté, Wilder Cheny a dit ne pas s’ennuyer de l’ancien édifice.
«C’est vraiment bien», a lancé l’élève de troisième année.
«Pour nous, c’est un bénéfice d’avoir l’école ici», a ajouté son père, Guillaume Cheny. Il a un commerce sur l’avenue du Mont-Royal et habite Le Plateau. L’école de son fils est donc maintenant plus proche.
Malgré ce gain en proximité, M. Cheny a tout de même dit souhaiter voir l’ancien bâtiment éventuellement accueillir les élèves de l’école à nouveau.
«Au niveau de la musique et des arts, je pense que le bâtiment au centre-ville est beaucoup mieux adapté pour le programme offert par l'école», a-t-il dit, déplorant du même coup le niveau d’investissement du gouvernement provincial en éducation.
«Je pense que, pour les profs de musique, ça ne va pas être la même chose sans la salle de concert magnifique qu'on avait à FACE[...] En attendant, on est contents que les enfants aient leur école et puissent accéder au programme».
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