Adrien Welsh: un candidat à la défense des droits des travailleurs
Le secrétaire national du Parti communiste du Québec, qui se présente dans Sainte-Marie–Saint-Jacques, veut nationaliser les groupes de distribution alimentaire et les banques.
L’experte en relations et développement international souhaite améliorer la qualité de vie de tous en préservant les espaces communs et en diminuant le coût de l’épicerie.
Lina Zdruli est candidate pour le Parti vert du Québec dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. La femme de 35 ans habite Montréal depuis six ans, et la circonscription depuis quatre ans, dans le Vieux-Port.
Avant de s’installer au Québec, elle a étudié et œuvré en relations et développement international.
« J’ai étudié en politique, comment bien faire les lois : Est-ce que le gouvernement pense pour aider vraiment tout le monde ou est-ce que les politiques [en place favorisent] seulement un petit nombre de personnes ? »
Elle estime que la circonscription abrite une communauté diversifiée et qu’il importe d’être attentif aux besoins spécifiques de chacun.
« On est dans un quartier multigénérationnel, avec des enfants, des personnes aînées. On doit s'adapter pour faire un beau milieu où tous peuvent bien vivre, tous peuvent vivre heureux », déclare-t-elle.
La candidate, qui affirme avoir voyagé « beaucoup », perçoit son saut en politique comme une « transition naturelle ».
« Je me suis présentée parce que j'aimerais apporter toute l'expérience que j'ai au niveau des études et de la profession pour changer la ville que j'aime et que j’habite. »
Elle souhaite enrichir la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques des initiatives qu’elle a vu fonctionner ailleurs dans le monde et les appliquer à la réalité du Québec.
« C'est d'apprendre ce qui a fonctionné et l'appliquer à notre cas spécifique, à notre quartier », explique-t-elle.
Une des priorités de Mme Zdruli pour Sainte-Marie–Saint-Jacques est de « préserver les espaces communs et s'assurer [qu’ils soient] vraiment faits pour la communauté ».
Elle observe notamment que dans le Vieux-Port, certains lieux sont exclus aux personnes en situation d’itinérance.
« Si on veut un certain luxe, un certain appartement, et on a la capacité, on achète cela. Mais cela ne signifie pas qu'on doit exclure et quitter de cette zone tous les autres qui ont des capacités différentes », croit-elle.
Elle propose de créer des espaces communs inclusifs, similaire à celui de la piste de danse extérieure dans l’arrondissement de Verdun, qui propose des activités gratuites et accessibles à tous.
La candidate évalue que le coût des aliments est « très cher » au Canada.
« Quand je retourne en Europe, on peut acheter des aliments biologiques vraiment pas chers. Tout le monde peut bien se nourrir avec un salaire médian », estime-t-elle.
Elle soutient que ce coût élevé est attribuable au « monopole des grands épiciers » et à l’absence de marchés fermiers au-delà des marchés Atwater et Jean-Talon.
« Dans d'autres villes, chaque petit quartier a son petit marché », déclare-t-elle.
Elle souhaite que le gouvernement permette la tenue de marchés fermiers dans les espaces publics, tel le parc Lafontaine, et que les agriculteurs n’aient pas à payer de loyer pour vendre leurs produits.
La candidate calcule que le coût des fruits et légumes serait « 20-30 % moins cher que dans les épiceries commerciales ».
Mme Zdruli croit que « l’habitation doit être un droit humain [inscrit] dans la Charte des droits [et libertés] du Québec », et que l’itinérance n’a pas sa place dans un « pays riche ».
« J'ai des amis qui vivaient dans des zones de guerre où leur maison était détruite. [Quand je leur dis] qu'il y a des gens qui vivent dans les tentes sans toilette ni eau, [ils] ne croient pas que cela existe au Canada. »
Pour rendre le logement plus abordable à Montréal, elle propose que les grandes entreprises de capital d’investissement n’aient pas le droit de posséder plus de 10% des bâtiments résidentiels dans un code postal donné.
Mme Zdruli pense que le gouvernement doit décréter un « moratoire immédiat » pour bloquer des transactions similaires et analyser combien de logements ces grandes entreprises possèdent pour « empêcher un monopole comme celui des grands épiciers ».
En matière d’environnement, la candidate affirme que le gouvernement doit mettre en place « plus de lois contre le gaspillage alimentaire » et aider les agriculteurs à s’adapter aux changements climatiques.
Au niveau du transport collectif, elle propose de mettre en place un système de navettes qui permettrait aux personnes vivant à l’extérieur de l’île de Montréal de laisser leur voiture pour se déplacer en ville.
Elle estime que cette mesure réduirait le trafic et la pollution et rendrait plus accessibles les « points critiques de tourisme » comme le centre-ville et le parc du Mont-Royal.
Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre prochain. Le vote par anticipation aura lieu les 27 et 28 septembre. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.
Chaque jeudi, plus de 5300 voisin·es lisent notre infolettre gratuite.