Philippe Schnobb: un candidat péquiste à la défense des droits des citoyens

Fort de son engagement en journalisme, en mobilité urbaine et auprès de la communauté LGBTQ+, ce résident du Plateau tente sa chance en politique provinciale sous la bannière du Parti québécois.

Philippe Schnobb pose sur un trottoir, près d'une pancarte électorale qui le représentan.
Philippe Schnobb est le candidat pour le Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. Photo: Odile Joron

Philippe Schnobb est le candidat pour le Parti québécois (PQ) dans la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques. L’homme de 62 ans y habite depuis des décennies et y a travaillé pendant 27 ans comme journaliste à Radio-Canada.

« En 2013, je m'étais présenté [au municipal] dans [le district] Saint-Jacques, dans le Village, parce que j'avais des racines là aussi. Mais pour ce qui est de la politique à Québec, il n'y avait aucun doute dans mon esprit [que ce serait sur Le Plateau-Mont-Royal]. Je vis ici depuis 34 ans. »

De Radio-Canada à la STM

Après sa carrière de journaliste, M. Schnobb a été président du conseil d’administration (CA) de la Société de transport de Montréal (STM) jusqu’en 2021.

« Quand j'ai quitté la STM, j'ai pu faire partie de conseils d'administration différents, notamment [celui de] Trajectoire Québec, dont la mission est de défendre les droits des usagers du transport collectif. »

Il a aussi fait partie du CA des Prix Lizette-Gervais, qui récompensent des finissants en journalisme, et de celui de la Fondation Émergence, dont la mission est de faire la sensibilisation aux enjeux des communautés LGBTQ+.

Un saut en politique provinciale

« Au départ, j'ai approché le parti pour contribuer à la réflexion sur la mobilité [urbaine] », explique celui qui a finalement accepté de devenir candidat.

« Je trouvais ça intéressant parce que mes trois implications citoyennes, c'était dans des domaines qui touchaient les trois aspects de ma carrière et de ma vie, c'est-à-dire la communauté LGBTQ+, le journalisme et la mobilité. [La politique, c’est] redonner après avoir appris des choses en exerçant mes fonctions. »

Itinérance: création de logements supervisés

« Le principal dossier que je vois […] c'est tout ce qu'on doit faire pour encadrer les situations qui mènent à l'itinérance et les situations qui sont les conséquences de l'itinérance », estime M. Schnobb.

Il explique que le chef du PQ, Paul St-Pierre Plamondon, a pris l'engagement de réduire l'itinérance de moitié en quatre ans avec la politique Logement d’abord, dont l’objectif est de créer des logements supervisés pour les personnes en situation d’itinérance.

« Ça existe déjà, mais il faut [les] multiplier. Au coin de Duluth, il y a une maison de la Mission Old Brewery où il y a une cinquantaine de personnes qui étaient en situation d'itinérance qui sont logées-là. […] Ça s'intègre tout à fait. »

S’attaquer à la vétusté des logements tout en évitant la rénoviction

Selon le candidat, 71 % de la population de la circonscription de Sainte-Marie–Saint-Jacques serait locataire. En ce sens, il estime que le porte-à-porte est une activité « utile et nécessaire » qui permet de constater « l'état de vétusté de certains immeubles ».

« Même sur la rue Saint-Hubert, on monte l’escalier et on voit l'état délabrement de la porte où l'air doit rentrer l'hiver. Ça doit être très cher à chauffer », se désole-t-il.

Bien que M. Schnobb croie que le gouvernement doit protéger davantage les locataires, il met néanmoins en garde contre les rénovations abusives.

« La contrepartie de dire qu'on veut rénover les logements, [c’est] que ça devienne de la rénoviction. Il faut trouver un mécanisme pour que l'intérêt qu'on a de vouloir que les gens vivent dans des situations plus dignes ne devienne pas des freins à leur dignité si le loyer coûte trop cher. »

Protection des droits de la communauté LGBTQ+ et de la langue française

« Un élément sur lequel j'insiste beaucoup, c'est la protection des droits des membres des communautés LGBTQ+. En 1977, c'est le PQ qui a inscrit les orientations sexuelles dans les motifs de discrimination dans la Charte (des droits et libertés du Québec). L'union civile, c'est sous le PQ aussi. Le parti est très progressiste à cet égard-là », déclare-t-il.

En ce sens, le candidat affirme que « le PQ s'opposera à tout recul [de ces] droits ».

Dans la même veine, M. Schnobb croit que la protection de la langue française est également prioritaire.

« On est dans une circonscription où, de plus en plus, le français prend de moins en moins de place. […] Je crois que c'est important d'être vigilant et de prendre des moyens pour que le français garde sa place. »

Éliminer Santé Québec et le système d’éducation à trois vitesses

En matière de santé, le candidat souligne que le PQ souhaite « mettre fin à […] Santé Québec pour récupérer des sommes qui sont mises dans la bureaucratie [et les] réinvestir dans les services. » Santé Québec, une société d’État qui chapeaute tout le réseau québécois de la santé, a été graduellement mise en place à partir de 2024 par le gouvernement caquiste.

En ce qui a trait à l’éducation, M. Schnobb affirme qu’une priorité pour le Parti québécois est l’abolition du système à trois vitesses, en mettant fin au financement public des écoles privées et au processus de sélection qui restreint l’accès aux programmes particuliers.

Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre prochain. Le vote par anticipation aura lieu les 27 et 28 septembre. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.

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