L'ostéopathie pour les nourrissons: pourquoi consulter dès les premiers mois
L’ostéopathie pédiatrique apaise les tensions du nourrisson et favorise son bon développement, à toutes les étapes.
La candidate dans la circonscription de Mercier explique ce qui l’a motivée à s’impliquer au sein du Parti québécois (PQ).
«Je ne voulais rien savoir de la politique», confie Phoudsady Vanny, qui est à la tête d’une agence d’artistes autochtones et a aussi une entreprise d’entretien de sépultures.
«J’ai toujours fait des projets en lien avec la mort, la fin de vie et le deuil», souligne celle qui avait carrément lancé un Salon de la mort, en 2018. C’est d’ailleurs le décès de son fils Nikian qui a influencé sa trajectoire de vie, la poussant éventuellement à se joindre au rang du PQ.
En mai 2024, le jeune homme, qui a maintenant «19 ans pour l’éternité», avait consommé du nitazène, un opioïde de synthèse. Il croyait plutôt s’être fait vendre illicitement du Dilaudid, un antidouleur.
«Il ne s’est jamais réveillé. Ça a été un choc terrible. Une douleur abyssale», raconte la mère.
Mme Vanny dit avoir trouvé une oreille sensible chez le chef du Parti québécois, Paul St-Pierre Plamondon, qui est lui-même père de trois enfants. Elle lui avait fait part de ses recherches entourant la consommation de stupéfiants, lancées après la mort de son fils.
S’en est suivi le dépôt d’une pétition à l’Assemblée nationale, en novembre 2025.
«Il y avait une proposition de créer un observatoire sur les comportements addictifs des jeunes au Québec, parce qu’il n’y a pas de données probantes», souligne Mme Vanny.
«Ce que je voulais avoir, c’est des mesures pour être dans la prévention, au lieu d’être juste dans le réactif. Je me disais que, plus les enfants vont développer leur esprit critique jeune, plus on va être outillé.»
C’est dans ce contexte, où le PQ annonçait son plan de lutte contre la crise des opioïdes, que Mme Vanny a décidé de se lancer comme candidate.
La formation politique souhaite bonifier les ressources pour contrer la toxicomanie. Celles-ci passeraient notamment par les CLSC de la province, dont le parti veut améliorer l’accès en investissant 150 millions $ entre 2027 et 2031.
«Je suis tout le temps ici», indique la candidate au sujet du choix de la circonscription de Mercier, qu’elle qualifie de «deuxième maison».
Elle réside un peu plus à l’ouest, mais note son implication en tant que bénévole avec l’organisme local de soutien aux aînés Les Petits Frères, ainsi que les membres de sa famille qui habitent le Mile End et ses amis qui ont des commerces éparpillés sur Le Plateau.
«J’aimerais beaucoup déménager dans la circonscription, si mon portefeuille le permet», lance en riant Mme Vanny au sujet de ses choix d’habitation dans le contexte d’une potentielle victoire électorale.
Elle note d’ailleurs que le manque d’abordabilité des logements représente des obstacles pour certaines personnes proches d’elle, dont deux de ses enfants, qui se sont résignés à louer un endroit exigu ou encore repousser des projets d’agrandissement de famille.
«J’aimerais ça en faire une priorité», souligne la candidate péquiste. Elle note en ce sens la proposition de son parti de rembourser jusqu’à 45 000$ de TVQ pour l’achat d’une première propriété neuve ou à construire. Le crédit d’impôt pour l’achat d’une première habitation passerait aussi de 1400$ à 3000$.
Ces initiatives permettront de libérer des logements locatifs, avise son équipe.
Mme Vanny, qui a travaillé bénévolement auprès de femmes en situation d’itinérance à la Mission Old Brewery, note que la hausse des loyers pousse de plus en plus de personnes vers la rue.
Elle souligne l’ambition de son chef, M. St-Pierre Plamondon, de réduire l’itinérance de 50% d’ici 2030, notamment en créant 20 000 logements sociaux, dont 2000 seront jumelés à des services d’accompagnement.
L’implication bénévole de Phoudsady Vanny s’étend aussi jusqu’à l’accompagnement de personnes âgées.
«On sait que la population est vieillissante. Ça ne s’en va pas en s’améliorant», souligne-t-elle. Elle se réjouit donc de l’intention du PQ de bonifier de 50% le budget gouvernemental des soins à domicile, permettant ainsi à plus d’aînés de demeurer dans leur logis.
Pour ce qui est des autres mesures permettant d’alléger la pression sur les portefeuilles en général, elle note les propositions de son parti d’éliminer la taxe de vente québécoise sur les biens usagers, de combattre l’insécurité alimentaire dans les écoles et de créer une «passe universelle» de 95$ par mois, donnant accès à tous les réseaux de transport en commun du Québec.
Même si Phoudsady Vanny n’est pas issue d’une des Premières Nations du Québec, comme les artistes avec qui elle travaille, ses ancêtres étaient tout de même autochtones, mais du Laos.
Elle raconte d’ailleurs les impacts de la colonisation française, l’assimilation des différentes tribus et l’uniformisation de la langue qui se sont fait ressentir dans ce pays qui l’avait vue naître et grandir quelques mois avant son départ pour le Québec.
«Le Québec nous a donné beaucoup, lui avait dit son père. On doit, à notre tour, redonner à notre façon du mieux que l’on peut.»
Aujourd’hui, à 53 ans, elle constate que certains mots anglais viennent plus spontanément à ses enfants que leur équivalent français.
«Il faut redoubler d’efforts. Je le vois aussi avec le combat des Premières Nations pour la préservation de leur langue et la sécurisation de leur culture. C’est difficile.»
Racontant comment, plus jeune, une dame lui avait «ouvert les yeux sur la culture québécoise», Mme Vanny note que le Parti québécois cherchera à en faciliter l’accès. Il s’engage à offrir un deuxième billet gratuit aux jeunes de 25 ans et moins, après l’achat d’un premier dans une même institution culturelle, à bonifier l’offre en matière de livres dans les écoles et à rendre l’accès aux musées gratuit, un jour par mois.
La formation propose d’ailleurs de lancer des états généraux sur l’avenir de l’éducation, qui comprendrait un volet sur la place de la culture québécoise dans le parcours scolaire.
Se remémorant la dame qui l’emmenait au théâtre et qui l’initiait à l’exploration des régions du Québec, Phoudsady Vanny estime qu’un tel modèle de mentorat favoriserait l’intégration des nouveaux arrivants.
«C’est comme ça que tu connectes.»
Elle déplore d’ailleurs certains «raccourcis» utilisés pour décrire son chef et le Parti québécois comme étant intolérants. Elle dit n’avoir entendu aucun propos pouvant valider ce genre d’allégations.
«De retrouver notre humanité, je trouve que c’est ce qui manque dans notre quotidien.»
Soulignant les décennies que Mercier a passées à élire des députés d’opposition et l’intérêt que certains fidèles de Québec solidaire lui ont manifesté pour sa candidature, Phoudsady Vanny se propose aujourd’hui aux électeurs de Mercier comme option alternative à Ruba Ghazal.
Avec son parti en tête des sondages, elle estime qu’elle pourra accéder aux «leviers» de l’Assemblée nationale tout en y apportant des «valeurs progressistes».
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