Victoria Piscina, une «citoyenne engagée» pour la culture et l’itinérance
La candidate du Parti québécois dans la circonscription de Westmount–Saint-Louis fait de la culture, «notre bien commun», et de la lutte contre l'itinérance ses priorités.
La co-porte-parole de Québec solidaire priorise le logement social, une baisse du coût de l’épicerie et le transport en commun gratuit pour les jeunes et les aînés.
Ruba Ghazal est la candidate de Québec solidaire (QS) dans la circonscription de Mercier, où elle habite.
Élue députée de Mercier en 2018, elle est devenue co-porte-parole du parti en 2024 et brigue aujourd’hui le poste de première ministre.
« J'ai toujours été progressiste, féministe, écologiste et indépendantiste. Ces valeurs-là étaient portées par Françoise David (la cofondatrice de Québec solidaire), que j’ai toujours admirée », déclare la candidate.
Mme Ghazal, qui détient un baccalauréat en comptabilité et une maîtrise en environnement, travaillait comme « gestionnaire en santé, sécurité, environnement » chez Bombardier Aéronautique tout en militant avec QS avant de faire le saut en politique.
« Je ne voulais pas devenir politicienne, je voulais militer dans un parti, m'impliquer sur mes heures libres », explique-t-elle.
Mais en 2018, Amir Khadir, l’ancien député solidaire de Mercier, lui a proposé de le remplacer.
« C’est là que j’ai dit : “Oui, mon objectif, c’est peut-être de changer ma société, pas nécessairement devenir politicienne, mais je le suis maintenant” », dit-elle.
« Les gens avec la détresse dans les yeux, qui sont à risque de perdre leur logement, j'en ai sans arrêt », affirme la candidate.
Pour pallier la situation, QS souhaite construire des logements sociaux et hors marché, ainsi que des coopératives d'habitation, en investissant 11,8 milliards $ sur quatre ans.
« Si on veut sortir un jour de cette crise, qui amène aussi [celle] de l'itinérance, [on ne peut pas] laisser le marché privé faire ce qu'il veut », croit-elle.
D’ici 2050, son parti s’engage à ce que 20 % du parc locatif devienne hors marché, et d'ici 2030, que 50 000 logements sociaux soient disponibles. La moitié d’entre eux seraient de nouvelles constructions et les autres « rapatriés » du marché privé par divers « mécanismes fiscaux ».
« On ne peut pas compter sur le privé. Si le privé a envie de contribuer, [c’est très bien], mais on ne peut pas juste attendre. Il faut que l’État soit présent », soutient-elle.
« On rentre à l'épicerie, on sort avec un rein en moins alors qu'on n'avait pas l'intention d'acheter grand-chose », s’indigne Mme Ghazal.
Pour baisser les coûts, QS propose de plafonner les marges de profit à 2 % des grandes bannières d’alimentation comme Metro et Loblaws.
Selon Mme Ghazal, la marge de profit des épiceries a plus que doublé depuis la pandémie. « À 2 %, ils vont continuer à faire beaucoup d'argent. En 2025, ils ont fait 4,3 milliards $ de profit », affirme-t-elle.
« Avant la pandémie, les épiceries faisaient 1,5 % de marge de profit [et elle a] plus que doublé depuis. À 2 %, ils vont continuer à faire beaucoup d'argent. En 2025, ils ont fait 4,3 milliards $ de profit », affirme la candidate.
Le parti veut aussi créer un réseau d’épiceries publiques, qui ressembleraient à des magasins Costco gérés par l’État.
« Le gouvernement achète déjà en grosse quantité. […] Il utiliserait la même chaîne d'approvisionnement pour mettre la nourriture sur les tablettes de grosses épiceries publiques », explique-t-elle.
Mme Ghazal estime qu’acheter sa nourriture dans ces épiceries représenterait une économie de 2500 $ par ménage et par année.
La candidate souhaite que le gouvernement investisse davantage dans le métro de Montréal pour le « réparer » et « augmenter l’offre ».
« Les villes font leur part. Les gens qui prennent le transport en commun [aussi], mais le gouvernement du Québec est absent », décrit-elle.
Le parti veut offrir le transport en commun gratuit aux personnes de 65 ans et plus ainsi qu’aux jeunes de 25 ans et moins à l’échelle de la province.
« Et un crédit d'impôt de 20 % pour tous les autres », ajoute-t-elle.
Elle déplore que le gouvernement actuel ait investi dans « les routes » plutôt que dans le transport collectif, ralentissant ainsi la transition écologique chère à son parti.
« On a un rattrapage à faire au Québec et à Montréal. […] On veut que [le transport en commun] soit abordable et efficace, [car] c'est la meilleure façon de réduire les gaz à effet de serre », déclare-t-elle.
« Les centres locaux de services communautaires (CLSC) ne sont que l'ombre d'eux-mêmes », se désole Mme Ghazal.
Pour « rapprocher la santé des gens », la candidate propose d’investir 1,8 milliard $ par année dans les CLSC et dans 400 nouveaux points de service de première ligne.
« En réglant l'accès à la première ligne, on vient de régler 80 % des problèmes du système de santé », soutient-elle.
Chaque point d’accès inclurait « une équipe multidisciplinaire [de] nutritionnistes, infirmières, ergothérapeutes, travailleurs sociaux et des médecins ».
« Mais parfois, on n'a même pas besoin d'un médecin, on est capable de régler les problèmes avec les autres professionnels », estime-t-elle.
Les élections provinciales auront lieu le 5 octobre. Il est possible de vérifier que son nom figure sur la liste électorale en visitant le site d’Élections Québec.
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