Kelly-Anne Gagné souhaite devenir la représentante de la jeunesse à l’Assemblée nationale

L'attachée politique de Jean Boulet, Kelly-Anne Gagné, porte les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ) dans la circonscription de Mercier.

Kelly-Anne Gagné, portant un veston coloré de bleu et de turquoise, pose dans le parc Sir-Wilfrid Laurier.
Kelly-Anne Gagné souligne l'engagement de la CAQ à faciliter l'accès aux études postsecondaires grâce à des investissements de 219 millions $. – photo: Devin Ashton-Beaucage
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Au cours des derniers mois, Kelly-Anne Gagné a été l’attachée politique de Jean Boulet, député de Trois-Rivières qui a assumé les fonctions de ministre du Travail à l’Assemblée nationale depuis octobre 2018 et, plus récemment, de ministre des Relations canadiennes. 

Mme Gagné assume toutefois un nouveau rôle au sein de la Coalition avenir Québec (CAQ). Elle se joint aujourd’hui à M. Boulet et les autres candidats du parti, qui tenteront de garder le pouvoir à Québec.

«J’ai vraiment eu un gros coup de cœur pour Le Plateau», souligne Kelly-Anne Gagné avec enthousiasme. Elle est demeurée trois ans dans l’arrondissement alors qu’elle faisait son baccalauréat en sciences politiques à l’Université du Québec à Montréal.

Elle note d’ailleurs l’offre culturelle, qu’elle qualifie comme étant «une des richesses du Plateau-Mont-Royal».

Ayant obtenu son diplôme au printemps, elle poursuit maintenant son parcours académique à l’Université Laval, où elle fait une maîtrise en Études internationales avec une spécialisation en diplomatie. Mme Gagné habite donc à Québec, mais dit vouloir redéménager dans la circonscription de Mercier si elle se fait élire le 5 octobre.

Encourager les jeunes à poursuivre leurs études

«Je veux vraiment redonner à cette belle circonscription-là et représenter la jeunesse à l’Assemblée nationale», souligne la candidate de 23 ans.

Elle compte donc insuffler «une énergie différente» et des idées propres aux jeunes générations. 

Sur ce dernier point, elle dit souhaiter devenir «une voix pour l’éducation». Elle note en ce sens l’engagement de la CAQ d’investir 1000$ dans le Régime enregistré d’épargne-études (REEE) de tout enfant né dans la province, dès l’automne 2027. La dépense est évaluée à 218,8 millions $ répartis sur quatre ans. 

«Je trouve que c’est une merveilleuse mesure qui va encourager les études [universitaires]», se réjouit Mme Gagné, notant «la liberté intellectuelle et économique» à laquelle peut mener un tel cheminement.  

Rénover les infrastructures

L’état et l’usage de bâtiments appartenant à l’État québécois, dont les écoles, ont toutefois marqué l’actualité des dernières années dans Le Plateau-Mont-Royal. 

En plus du projet de réhabilitation de l’ancien Institut des Sourdes-Muettes, qui avait été délaissé par le gouvernement provincial pendant dix ans, et des questionnements face au sort de l’Hôtel-Dieu de Montréal, le projet de rénovation du bâtiment de l’école FACE sur la rue University a été abandonné. 

Alors ministre de l’Éducation au sein du même parti que Mme Gagné, Bernard Drainville avait jugé excessifs les coûts, évalués à 375 millions $, en avril 2025. Les élèves du primaire ont donc été transférés dans un immeuble de l’avenue Christophe-Colomb de manière permanente. Ceux du niveau secondaire seront éventuellement relocalisés sur la rue Saint-Urbain. 

Si celui de la rue University n’est pas situé dans la circonscription de Mercier, les deux bâtiments de remplacement le sont et auront dû subir d’importants travaux de réaménagement. 

L’école primaire Laurier a aussi dû être relocalisée jusque dans Villeray alors que des travaux ont empêché l’usage habituel de l’édifice de l’avenue Laurier pendant quatre ans. 

«Une des priorités du parti, c’est de miser sur les infrastructures et le système de la santé, puis de rénover les écoles.»

«C’est sûr que ça va être bénéfique pour l’ensemble de la région de Montréal», affirme la candidate Gagné.

Coût de la vie et logement

«Quand je vais sur le terrain et que je rencontre les citoyens, on me parle souvent du coût de la vie», rapporte Kelly-Anne Gagné, notant qu’il s’agit d’une priorité de «l’équipe Christine Fréchette». 

Elle laisse d’ailleurs entendre que la possibilité de fonder une famille peut être freinée par l’accessibilité au logement. Dans une vidéo où elle se présente en tant que candidate, elle se dit inquiète d’une baisse du taux de natalité au Québec qu’elle associe au «contexte économique».

Son parti souhaite donc accélérer la construction d’habitations, en réduisant la lourdeur réglementaire et la documentation, pour améliorer l’offre. 

«Le parti veut mettre de l’avant l’abordabilité des logements», note aussi la candidate sans fournir de précisions quant aux cibles d’unités à créer et aux formes d’abordabilité souhaitées.

Itinérance, santé et environnement

Kelly-Anne Gagné dit souhaiter avoir «une belle collaboration avec la Ville». C’est notamment le cas dans le dossier de l’itinérance. 

«Je suis très sensible à cet enjeu-là», dit-elle, annonçant son désir de collaborer avec les organismes communautaires aussi.  

Elle a toutefois décliné l'offre de participer au débat de la circonscription de Mercier, organisé par la Table de quartier du Plateau-Mont-Royal, qui regroupe plusieurs organismes locaux.

Questionnée sur l’environnement, la candidate caquiste note qu’il s’agit d’un dossier «essentiel» pour son parti. Aucun engagement ne lui vient toutefois en tête à cet égard. De plus, peu d’information sur ce sujet se trouve sur le site de sa formation politique.

En janvier, la CAQ, qui était alors au pouvoir depuis 2018, avait repoussé la cible québécoise de réduction des gaz à effet de serre de cinq ans. Au lieu qu'une diminution de 37,5% des émissions par rapport au niveau de 1990 soit atteinte en 2030, cette baisse serait reportée à 2035, annonçait le ministre Bernard Drainville, en janvier.

«C’est important que tout le monde puisse avoir un bon service en santé. C’est une des priorités du parti», indique Mme Gagné au sujet d’une autre priorité de son parti.

À ce titre, elle place ses espoirs en l’agence Santé Québec, qui avait été créée par le gouvernement provincial en 2024 dans le but d’améliorer l’efficacité du système de santé. 

De plus, elle rappelle qu’il faudra soigner les infrastructures du réseau.

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