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Le boulevard Saint-Laurent ainsi que six établissements du Plateau se réjouissent de la qualification «vitalité nocturne» qui leur a été octroyée par la Ville de Montréal.
«Le boulevard Saint-Laurent est reconnu pour sa vie nocturne à l’international. D’avoir la désignation officielle de la Ville de Montréal fait encore plus rayonner le fait que la vie nocturne fait partie de notre ADN», se réjouit la directrice générale de la Société de développement du boulevard Saint-Laurent (SDBSL), Tasha Morizio.
Le statut de pôle de vitalité nocturne du boulevard Saint-Laurent a été officiellement reconnu par la Ville de Montréal, la semaine dernière.
Mis à part l’aspect symbolique, cette désignation de «pôle de vitalité nocturne» permet aux entreprises de la Main, entre la rue Sherbrooke et l’avenue Laurier, de repousser leurs heures de fermeture à l’occasion. Vingt-cinq d’entre elles avaient d’ailleurs prolongé leurs heures d’ouverture la veille du Nouvel An.

«La vision à long terme, c’est d’avoir des nuits qui sont animées sur nos artères», résume Mme Morizio.
Bien que la Ville de Montréal en ait fait l’annonce la semaine dernière, le statut avait déjà été accordé en juillet 2025. La SDBSL avait reçu 40 000$ provenant de la Ville et distribués par Le Plateau-Mont-Royal. La même somme sera rendue disponible en 2026 et en 2027.
En plus des pôles de vitalité nocturne, certains lieux de diffusion culturelle ont reçu la certification «Nuits Montréal» et peuvent donc aussi prolonger leurs heures d’ouverture à l’occasion.
Établissements du Plateau ayant reçu la certification « Nuits Montréal » :
Le processus de demande de prolongation des heures d’ouverture est simplifié pour ces établissements, explique Maude Théroux-Séguin, conseillère associée à la participation citoyenne, à la gastronomie et à la vie nocturne au comité exécutif de la Ville de Montréal.
«On sait qu'ils ont des pratiques festives responsables. Ça va aller plus vite», ajoute celle qui est aussi mairesse de l’arrondissement d’Ahuntsic-Cartierville.
«L'idée, c'est de réduire la paperasse et de faire en sorte que nos entrepreneurs soient soutenus, et qu'on reconnaisse leur apport à la vie nocturne.»
Ces entreprises, qui doivent faire la démonstration de «pratiques festives responsables», ont droit à une subvention de 5000$. Cette somme peut servir à améliorer l’insonorisation de leurs locaux, et ainsi la cohabitation avec le voisinage.
Toutefois, Mme Théroux-Séguin se porte à la défense des lieux culturels.
«On ne peut pas considérer le bruit d’un bar ou d’une salle de spectacle à 300 places de la même façon qu’un party de ruelle [...]. La vie nocturne, ça fait partie de la vitalité de Montréal.»
La subvention peut également servir à renforcer la sécurité sur les lieux concernés, notamment en offrant des formations aux employés.
Ceux-ci pourront, par exemple, améliorer leurs connaissances entourant le secourisme, la prévention de cas d’inconduite sexuelle, l’aide aux personnes intoxiquées ou en détresse et la consommation responsable.
En 2015, la Société de développement du boulevard Saint-Laurent avait rendu permanente son équipe de Veilleurs, qui répond à des objectifs similaires. Elle compte aujourd’hui huit membres qui patrouillent la Main de nuit, mais aussi d’autres endroits sur Le Plateau, du jeudi soir au dimanche matin.
En plus de l’aide et des soins qu’ils donnent, ils ont aussi un rôle de médiation et cherchent à prévenir des actes d'incivilité et à assurer la quiétude des résidents riverains.
Mme Morizio affirme que leurs interventions permettent au Service de police de la Ville de Montréal de concentrer ses ressources sur des cas plus graves.
Situé à l’extérieur d’un pôle de vitalité nocturne, mais ayant obtenu la certification «Nuits Montréal», depuis le mois de juillet, le Quai des brumes a pu faire l’expérience de prolongation de ses heures d’ouverture et de vente d’alcool, lors de quelques «événements très ciblés».
«On n’a eu aucun problème. Au contraire, ça s’est vraiment bien passé. On avait évidemment mis des mesures en place», affirme le directeur général, Jules Gauliard-Martineau. Lesdites mesures comprennent une plus grande présence d’agents de sécurité ainsi que des formations d’employés semblables à celles évoquées plus haut.

Au sujet de la rigidité temporelle entourant la vente d’alcool, il estime que Montréal est en retard par rapport «à d’autres grandes métropoles dans le monde.» Selon lui, les bagarres sont plus probables dans un contexte où les lieux de vie nocturne expulsent simultanément leur clientèle dans la nuit montréalaise.
«Je n’ai jamais cru que c’était une solution. D’empêcher les gens de boire à 3h, ça n’apporte rien.»
Mis à part la diminution potentielle de grabuge, M. Gauliard-Martineau estime que la prolongation des heures de vente d’alcool peut avoir des «retombées économiques intéressantes».
Bien que son établissement ne roule pas sur l’or, il souligne que le Quai des brumes a l’avantage de posséder ses propres locaux.
«Je pense que, pour toutes les salles qui ne sont pas propriétaires, la survie va être impossible. Si nous, on a de la misère en étant propriétaire, je ne vois pas comment les autres peuvent réussir.»
«Ça apporte une nouvelle clientèle sur le boulevard Saint-Laurent», ajoute Tasha Morizio, évoquant des successions de «vagues de personnes» pouvant profiter de l’accessibilité bonifiée du boulevard Saint-Laurent lorsque les horaires sont prolongés. «Évidemment, le chiffre d’affaires augmente lors de ces soirées.»
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