Le Plateau injecte 100 000$ additionnels dans ses artères commerciales
Une portion des rues Laurier, Saint-Laurent, Saint-Denis et Mont-Royal recevront un coup de pouce supplémentaire.
Une portion des rues Laurier, Saint-Laurent, Saint-Denis et Mont-Royal recevront un coup de pouce supplémentaire.
L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal augmente sa contribution annuelle totale aux activités des sociétés de développement commercial (SDC) sur son territoire de 100 000$.
«Ce sont des partenaires. Ce sont des gens qui sont créatifs, qui mettent l'épaule à la roue pour faire en sorte que notre quotidien soit vraiment le fun», a déclaré Marie Plourde, la conseillère du Plateau responsable du développement économique, au sujet des administrateurs de SDC lors de la séance du conseil d’arrondissement du mois de juillet.
Qu’est-ce qu’une Société de développement commercial (SDC)?
Il s’agit d’une association à but non lucratif formée pour assurer le développement économique d'une artère ou d’un secteur spécifique.
Dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, il y a quatre SDC: la SDC Laurier Ouest, la Société de développement du boulevard Saint-Laurent, la SDC rue Saint-Denis et la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal.
Les SDC «interviennent dans de nombreux domaines, tels que le développement économique, l'aménagement urbain, l'organisation événementielle et la promotion de leur secteur», comme l’explique le Regroupement des SDC du Québec.
De plus, contrairement à une association, cette forme de regroupement assure des revenus récurrents, puisque les entreprises situées dans le territoire d’une SDC ont une obligation de cotisation annuelle.
Les SDC «participent au dynamisme de l’arrondissement et à sa santé économique», a souligné l’élue du district Mile-End, notant également leurs efforts en matière de propreté sur les artères commerciales et de gestion des nuisances, mais aussi leurs apports en matière de culture.
En ce sens, Mme Plourde a évoqué la piétonnisation de l’avenue du Mont-Royal, le festival BLVD, le festival MURAL et Mile End en Fête.
«Il y a plein d’événements comme ça. Ça ne se passait pas, avant. Quand j’ai été élue, il y a 12 ans, c’était vraiment le minimum.»
Les montants alloués à l’avenue Mont-Royal, à la rue Saint-Denis, au boulevard Saint-Laurent et à l’avenue Laurier Ouest n’avaient pas évolué depuis 2023. Avec la bonification, l’arrondissement vient aussi rétrécir le déséquilibre entre les subventions accordées.

La répartition des 350 000$ octroyés en 2026 a été pensée en fonction du nombre de locaux commerciaux sur le territoire de chaque SDC et de leur kilométrage. On vient ainsi tenter d’offrir un soutien proportionnel aux besoins en matière de services aux membres ainsi que d’entretien, de décoration et de gestion des artères commerciales.

Près de la moitié de l’augmentation ira à la SDC rue Saint-Denis. La subvention de ses activités par l’arrondissement passera de 25 000$ à 72 643$.
«On est vraiment super contents», réagit la directrice générale, Pauline Béchu.
Un plan de relance, mis sur pied en 2021, voyait l’artère recevoir 1,2 million $ afin de l’aider à se redynamiser après la construction du Réseau express vélo (REV).
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Cela dit, plus récemment, avant l’annonce de ce mois-ci sur l’augmentation des contributions de l’arrondissement aux budgets d’activités, elle ne recevait que le quart de ce qui était alloué individuellement aux sociétés de développement du boulevard Saint-Laurent et du Mont-Royal. Mme Béchu avait donc remis en question cette disparité.
Elle devra attendre de voir comment son conseil d’administration choisira d’utiliser les 47 643$ qui seront distribués à sa SDC. Une telle somme pourrait servir à bonifier les efforts en matière de propreté et à améliorer le mobilier urbain, mais sera insuffisante pour financer un nouvel événement ou quelconque projet innovateur, précise-t-elle.
«Dans tous les cas, ça va être au bénéfice de tout le quartier.»
La subvention ne pourra toutefois pas être investie dans l’administration de la SDC rue Saint-Denis, qui ne compte que deux employées, dont Pauline Béchu elle-même.
«On pourrait tellement faire plus, mais on a peu de ressources», affirme la directrice générale.
Un coup de pouce du côté de l’administration pourrait permettre à la SDC de mener des projets de transition écologique, de développer des partenariats avec d’autres organismes ou institutions d’enseignement postsecondaire, d’améliorer l’offre culturelle ou de créer un réseau qui relierait ses restaurants à des banques alimentaires, illustre-t-elle.
«Les SDC sont de bons laboratoires d’expérimentation pour plein de choses», mais le temps manque pour se lancer dans de telles aventures, conclut Mme Béchu.

Du côté de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR), le montant accordé par l’arrondissement passe de 100 000$ à 117 063$. La différence est donc moins notable que sur la rue Saint-Denis.
«Ça vient contribuer en quelque sorte à la qualité de vie des citoyens et à l’embellissement du quartier», résume le codirecteur général, Claude Rainville, qui estime qu’il s’agit de points importants pour l’arrondissement et la mairesse Cathy Wong, en particulier.
«On a une nouvelle mairesse qui est très investie à comprendre les défis et les opportunités sur le terrain», souligne-t-il, notant que Mme Wong se présente fréquemment aux rencontres et sur ledit terrain. «J’ai rarement vu ça.»
M. Rainville indique que les sommes additionnelles aideront la SDAMR à faire face à l’inflation.
«Nos frais d’opération augmentent beaucoup, année après année [...] Ça laisse moins d’argent pour innover», dit-il, estimant qu’il s’agit d’un effort nécessaire pour maintenir l’attrait de l’artère.

Dans le cas de l’avenue Mont-Royal, l’innovation passera entre autres par une nouvelle murale, qui apparaîtra entre les rues Saint-Denis et Rivard. Il y en aura trois au total, cette année.
«Embellir le quartier, c’est comme une façon de dire qu’on ne l’abandonne pas», poursuit-il, notant les défis liés à la propreté et à l’itinérance qui touchent l’avenue du Mont-Royal.
«C’est comme si la crise augmente plus vite que les efforts déployés.»
Cela dit, la rue piétonne demeure attrayante, remarque-t-il, en soulignant les coups de pouce apportés par des événements comme le festival RU et Montréal Complètement Cirque.
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«Je pense qu’on a la rue piétonne la plus achalandée de Montréal», lance-t-il. «C’est une bonne saison.»
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