Un peu plus d’argent pour la Table de quartier du Plateau
Le budget de la Table de quartier du Plateau recevra une bonification annuelle de plus de 16 000$ accordée par la Ville de Montréal.
Le budget de la Table de quartier du Plateau recevra une bonification annuelle de plus de 16 000$ accordée par la Ville de Montréal.
Le financement de la Table de quartier du Plateau-Mont-Royal, regroupant différents acteurs de l’arrondissement qui se penchent sur des enjeux touchant à la pauvreté et à l’exclusion sociale, passera à 146 853$ en 2026-2027.
«Ça rattrape un peu la hausse des salaires [et] des coûts de la vie», indique Anaïs Hélie-Martel, coordonnatrice à la Corporation de développement communautaire du Plateau-Mont-Royal (CDC PMR) responsable de la table de quartier.
Au total, le financement de la mission de la table était de 127 080$ l’année dernière.
Quelques exemples des actions entreprises par la Table de quartier du Plateau
C’est à travers la Table de quartier que le Plan de quartier du Plateau-Mont-Royal 2024-2028 a été publié. Il s’agit d’un document qui «propose des solutions concrètes» pour l’amélioration de la qualité de vie dans l’arrondissement.
L’année dernière, la Table a aussi été à l’origine d’un répertoire des ressources alimentaires du Plateau ainsi que de la publication des guides des élections fédérales et municipales, en plus de l’organisation d’un débat des candidats à la mairie d’arrondissement.
En avril, le comité exécutif de la Ville de Montréal avait approuvé une hausse de la part municipale du financement des tables de quartier de la Ville, faisant en sorte qu’elles reçoivent toutes individuellement 50 000$.
Ainsi, qu’une table de quartier ait reçu 16 000$ ou 37 000$ de la part de la Ville et de son arrondissement l’année dernière, le montant sera exactement le même à travers le territoire pour l’année à venir.

Du côté du Plateau, le montant avait été figé à 33 613$ depuis au moins 2020, note Mme Hélie-Martel.
«Ça fait plusieurs années qu’il n’y a pas d’indexation», souligne la coordonnatrice. «Nos coûts augmentent et on se précarise un peu.»
Notant les «très grands» besoins de sa table de quartier, elle indique qu’ils ont pu être comblés grâce à des sources de financement privé ainsi que du financement par projet.
Lors des élections municipales de 2025, qu’Ensemble Montréal a remportées, le parti de Soraya Martinez Ferrada s’était engagé à faire augmenter le budget annuel de chaque table de quartier de la Ville de manière à ce qu’il atteigne 50 000$.
Mme Hélie-Martel soutient toutefois que cette hausse suit «plusieurs années de discussions avec les bailleurs de fonds» de tables de quartier, menant à ce que l’un d’entre eux, soit l’organisme Centraide, fasse le premier pas en augmentant sa contribution de 50 000$ à 75 000$.
Le montant est aussi lié à la réception par la Ville de 55 millions $ en provenance du ministère de l’Emploi et de la Solidarité sociale, en 2024, pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale.
Pour sa part, la Direction de santé publique de Montréal a augmenté sa contribution à la Table de quartier du Plateau-Mont-Royal à 21 853$.
«Nous étions en déficit comparativement aux autres tables de quartier», souligne Mme Hélie-Martel. «Le montant a été ajusté cette année. Par le passé, ça tournait autour de 17 000$ -18 000$.»
Sources de financement de la Table de quartier du Plateau-Mont-Royal
Bien que la Table de quartier et la CDC PMR aient des missions et des membres en commun, la table se distingue par le fait qu’elle ne regroupe pas que des organismes communautaires.
Elle peut inclure des regroupements de commerçants, des représentants des établissements de santé locaux ou encore des citoyens, par exemple.
Tout comme la CDC PMR, la Table de quartier chapeaute également plusieurs comités. Les mêmes thématiques, comme l’itinérance, peuvent être abordées d’un côté comme de l’autre.
À la Table de quartier, il y a «un comité itinérance élargi, où se retrouvent tous les acteurs du milieu», illustre Anaïs Hélie-Martel. Parmi ces acteurs, il y a l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, les sociétés de développement commercial, le poste de quartier 38 du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) et l’Équipe mobile de médiation et d’intervention sociale (ÉMMIS).
Quant à la CDC PMR, elle chapeaute elle aussi un comité itinérance, mais celui-ci n’est composé que d’organismes communautaires, explique la coordonnatrice en évoquant la notion de safe space pour les membres.

«Être un peu l’agent liant d’un quartier» à travers la concertation et la représentation est compris dans les mandats de la Table de quartier et de la CDC PMR, résume Anaïs Hélie-Martel. «Ce n'est pas toujours possible de couper au couteau ce qui est CDC et ce qui est Table, parce qu'il y a vraiment un corps qui est commun entre les deux.»
Des assemblées de la Table de quartier se tiennent deux ou trois fois par année, et Mme Hélie-Martel indique qu’elles sont de plus en plus organisées avec des thématiques précises en tête.
Alors que la fracture numérique et la participation citoyenne ont été abordées l’année dernière, la violence conjugale et le vivre-ensemble seront des thèmes explorés dans les assemblées à venir.
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