Un nouveau nom pour la Zone jeunesse du YMCA du Parc
Ce changement rend hommage à celui qui a grandi avec cet espace jeunesse du Mile End, avant d’y travailler.
Ce changement rend hommage à celui qui a grandi avec cet espace jeunesse du Mile End, avant d’y travailler.
La Zone jeunesse du YMCA du Parc porte désormais le nom de George Kalimeris, qui a occupé le poste d’intervenant pendant 10 ans avant de monter les échelons de l'organisme à l’échelle provinciale.
L’inauguration et le dévoilement de la plaque commémorative de la Zone jeunesse George Kalimeris ont eu lieu le 29 octobre en présence d’employés et d’ex-employés du Y.
Cette inauguration coïncide avec le départ de M. Kalimeris de son poste de directeur exécutif, Développement, expertises et partenariats aux YMCA du Québec, après 30 ans de carrière au sein de l’organisme.
George Kalimeris a grandi dans le Mile End, «juste en face du YMCA», qui s'appelait autrefois le YMCA international. Il a commencé à fréquenter l’endroit à l’âge de 11 ans.
«Un jour, j'ai eu la chance de côtoyer un intervenant qui m'a accueilli [...] On s'est rencontrés à l'extérieur du YMCA, dans la rue. Il m'a demandé ce que je faisais, si je voulais participer à des activités.»
M. Kalimeris, qui affirme provenir d’un milieu familial «un peu difficile», explique qu’à la suite de cette rencontre, le YMCA est devenu «un refuge».
«Pour moi, la pire journée, c'était le dimanche. Pas parce que je rentrais à l'école le lendemain, mais parce que la Zone était fermée.»
À 18 ans, il y devient bénévole, et «apprend beaucoup sur le travail avec les jeunes, sur l'intervention».
Quelques années plus tard, après quelques postes à temps partiel dans des programmes d’été, le Y du Parc lui offre un poste d’intervenant à temps plein dans la Zone jeunesse.
«J'ai sauté sur l'opportunité en me disant que j’allais faire ça pendant quelques années, puis après ça, me trouver une vraie job. 30 ans plus tard, j’y suis encore», dit-il à la blague.
Il devient par la suite coordonnateur de la Zone jeunesse, avant de monter les échelons des YMCA du Québec pour finalement coordonner l’ensemble des programmes jeunesse.
«J'ai toujours souhaité être la personne dont j'avais besoin quand j'étais jeune. J'ai passé la moitié de ma carrière à faire exactement ça et la deuxième partie à essayer de reproduire ces moments et ces programmes pour que d'autres intervenants aient l’opportunité de devenir ce type de personne pour d’autres.»

Brian, qui préfère ne pas donner son nom de famille, est l'intervenant qui a approché le petit George dans la rue. À sa mémoire, c'était en 1982 ou 1983.
Il raconte qu’à l’époque, la Zone jeunesse prenait forme et occupait un petit local à l’étage. Il affirme que M. Kalimeris a fait partie du groupe initial de cette Zone jeunesse naissante, avec une dizaine de jeunes.
Brian, désormais à la retraite, est venu assister à l’inauguration pour honorer M. Kalimeris, qu’il considère aujourd’hui comme un ami.
«George a pris la Zone jeunesse et l’a amenée à un autre niveau, en organisant des rencontres, en développant des programmes, un peu comme un directeur d’école.»
Aujourd’hui, la Zone jeunesse du Y du Parc occupe un grand espace vitré au rez-de-chaussée du bâtiment, au coin de la rue Saint-Viateur et de l’avenue du Parc.
«C'est du prime real estate. Et c'était pas ça avant [...] dans les YMCA. Dans beaucoup d'organisations communautaires, souvent les Zones, les espaces pour jeunes, étaient en arrière, ou même [au] sous-sol, parce qu'on utilisait les autres espaces [pour la] location.»
M. Kalimeris explique que le YMCA du Parc «a fait le choix très stratégique» d’offrir aux jeunes cet espace convoité, parce qu’il y avait «beaucoup de demandes», mais aussi parce que cette décision était alignée avec sa mission, qui est «de créer des milieux de vie, de l'accessibilité, de l'ouverture».
L’ancien intervenant affirme que la création de la Zone jeunesse du Y du Parc, bien en vue à l’avant d’un YMCA, a été la première au Québec et est ensuite «devenue la norme» lors de la construction de nouveaux bâtiments.

Après 30 ans de carrière au sein du réseau des YMCA du Québec, M. Kalimeris a «décidé de [s]'aventurer ailleurs».
«C'est vraiment un cadeau que le Y m'a donné. Parce qu'à chaque jour, j'ai toujours adoré ce que je faisais. C'est vraiment de voir l'impact. Avec des collègues fantastiques, un mouvement incroyable.»
Il affirme vouloir poursuivre sa mission dans le milieu communautaire.
«Plus particulièrement, j'ai envie de continuer dans le réseau jeunesse. C'est ça qui me passionne le plus. Je ne quitte pas le Y. Le Y va toujours rester une partie de moi.»
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