Activités d’Halloween pour petits et grands
Voici une sélection d’activités d'Halloween à faire dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal pour toute la famille.
Après la destitution de l’ancienne présidente au mois d’août, une pétition circule depuis le 15 octobre pour que le conseil d’administration (CA) de la Caisse Desjardins Portugaise reflète mieux les origines géographiques de ses membres.
Daniel Loureiro, qui a souligné son opposition en démissionnant du CA le 16 septembre, parle d’une crise «de gouvernance et de transparence».
Ladite crise serait intimement liée au fait que le processus de destitution de l’ancienne présidente du CA, Paula Bernardino, s’est déroulé au cours de l’été dans un contexte où cinq des neuf membres du CA étaient d’origine brésilienne. Or, cette population ne représente qu’environ 20% du membrariat général de l’institution financière, soutient M. Loureiro.
Les trois autres membres du CA de l'époque, qui sont tous issus de la communauté portugaise, soit Arlindo Vieira, Nelson Pires et M. Loureiro lui-même, ont annoncé leur démission en bloc dans une lettre rendue publique.
«Nous espérons que ce geste pourra déboucher sur une réflexion plus large concernant la gouvernance de notre institution : sur la représentativité de ceux qui constituent la majorité de ses membres et sur la place qui revient à la communauté fondatrice au sein de ses instances décisionnelles», peut-on y lire en portugais.
La pétition associée au nom de Daniel Loureiro demande la tenue d’une assemblée générale extraordinaire.
On y propose plusieurs sujets à aborder dans l’ordre du jour, notamment pour «favoriser une représentation équilibrée de l’ensemble des membres, en tenant compte de leur diversité culturelle, générationnelle et sociale».
Mardi soir, plus de 200 signataires avaient appuyé la démarche. M. Loureiro souhaite qu’elle puisse mener à des discussions et note que 500 appuis seront nécessaires pour y arriver.
Il indique que, malgré la lettre de démission mentionnée précédemment et les prises de parole, les membres restants du conseil d’administration n’ont eu qu’un «silence radio» à offrir en réponse.
Invités à commenter la pétition et les propos du trio démissionnaire, le président du conseil, Michelangelo Da Silva Madalena, et les autres administrateurs qui demeuraient en poste le 16 septembre n’ont pas donné suite à notre demande.
M. Loureiro explique qu’en théorie, pour être membre de la Caisse Portugaise, dont les bureaux sont situés sur le boulevard Saint-Laurent quelques mètres au nord de la rue Rachel, il faut avoir «une ascendance portugaise».
La proportion de membres de la communauté brésilienne a toutefois augmenté au cours des dernières années pour atteindre plus ou moins 20% du membrariat aujourd’hui, estime-t-il.
«Depuis que la caisse existe – depuis presque 60 ans –, [la présidence du CA] a toujours été [assumée par] un membre de la communauté portugaise», affirme Daniel Loureiro.
La destitution de Mme Bernardino, qui a occupé ce poste pendant 4 ans et qui a siégé au CA pendant 17 ans, marque donc la fin de cette tendance.
«C’est une première dans l’histoire de l’institution», souligne M. Loureiro.
C’est maintenant Michelangelo Da Silva Madalena qui siège en tant que président.
La lettre de démission de MM. Loureiro, Vieira et Pires affirme que la destitution s’est décidée dans un contexte où «trois des quatre membres portugais étaient absents». Elle n’aurait pas non plus été faite en concordance avec la Loi sur les coopératives de services financiers et le cadre règlementaire de la caisse, écrit-on.
«Nous estimons que la procédure qui a conduit à la destitution de l'ancienne présidente a été fondamentalement viciée pour deux raisons principales : l'absence d'équité procédurale et le recours à des arguments qui, dans de nombreux cas, nous semblent infondés ou insuffisamment étayés par des faits.»
Pour M. Loureiro, Mme Bernardino n’avait «à peu près aucune tache noire à son dossier».
Selon ses dires, les reproches à l’endroit de l’ancienne présidente voudraient qu’elle ait dévoilé des résultats électoraux dans une entrevue médiatique, un ou deux jours avant qu’ils ne soient rendus publics. «L’entrevue était passée deux jours plus tard. Les résultats étaient déjà sortis», indique M. Loureiro.
«On lui reproche également d’avoir manqué de respect, mais on ne prouve pas à quel moment elle a manqué de respect et comment», poursuit l’ancien membre du CA, qui estime qu’il s’agit d’un argument «très subjectif».
Le directeur général de la Caisse Portugaise, Khaled Ouabdesselam, n’a pas souhaité commenter la destitution de Paula Bernardino pour des raisons de confidentialité.
«Nous pouvons toutefois confirmer que nos processus internes ont tous été respectés», a-t-il souligné par courriel le 13 octobre. Six jours plus tard, il a laissé entendre qu’avec la proportion d’appuis nécessaire, soit 6% des membres, la pétition représenterait «l'un des critères requis pour la tenue d'une assemblée générale extraordinaire».
M. Ouabdesselam a aussi soutenu que les membres du conseil d’administration répondent tous aux critères d’admissibilité de la caisse et qu’ils «ont pour objectif de représenter au mieux l'ensemble des membres de la caisse».
«Dans les dernières années, particulièrement depuis la COVID, on voit beaucoup de nos institutions s’éroder», observe Daniel Loureiro.
«Il devrait y avoir un poids historique pour la communauté fondatrice de l'institution, parce que c'est, à nos yeux, une institution qui est centrale et qui est d'une immense importance pour notre communauté», soutient-il.
«Ce sont des Portugais qui contribuent à aider d’autres Portugais.»
Différents projets et événements de cette communauté sont financés par le Fonds d’aide au développement du milieu de la Caisse Portugaise.
M. Loureiro donne en exemple le Festival Portugal international de Montréal, qui se déroule à la Mission Santa Cruz, sur la rue Rachel, ou encore l’Association portugaise du Canada, qui est aussi basée sur Le Plateau et qui fêtera son 70e anniversaire cette année.
La Caisse Portugaise soutient également le Centre d’aide à la famille, qui vient en aide aux personnes vulnérables, et celles des communautés lusophones en particulier.
«Comme c’est de l’argent qui est majoritairement investi par des membres de la communauté portugaise, cet argent-là est réinvesti dans la communauté», souligne-t-il.
«Il y a une compréhension des institutions de notre communauté», d’où l’importance de la représentativité, argumente-t-il.
M. Loureiro note que la Caisse Portugaise finance également des événements, comme Les journées brésiliennes, dont la dernière édition a eu lieu le 30 août au parc La Fontaine.
«La Caisse Portugaise appuie ce festival-là à la hauteur de ce que cet événement représente pour la communauté brésilienne. Il y a toujours eu ces appuis-là et ils continueraient, évidemment», affirme-t-il en évoquant la réforme règlementaire qu’il prône.
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