Jardins pour tous: cinq ans de liens entre voisins
Toujours à la recherche d’un financement stable, l’organisme communautaire Jardins pour tous a souligné ses cinq ans dans Milton-Parc.
Toujours à la recherche d’un financement stable, l’organisme communautaire Jardins pour tous a souligné ses cinq ans dans Milton-Parc.
Des bénévoles des Jardins pour tous se sont rassemblés le samedi 17 octobre pour fermer les jardins pour l’hiver et célébrer le cinquième anniversaire de l'organisme.
Jardins pour tous est né en 2021 pour redonner la terre aux citoyens et combattre l’insécurité alimentaire. Depuis, l’organisme a élargi sa mission et offre des ateliers d'agriculture urbaine aux camps de jour et aux centres de la petite enfance (CPE) du quartier.
L'événement festif a eu lieu aux Jardins urbains Notman, situés sur la rue Milton, entre les rues Clark et Saint-Urbain.
Vers midi, une vingtaine de bénévoles étaient présents et travaillaient à la fermeture des jardins. Un repas communautaire a suivi.
Engagée cet été comme coordonnatrice aux projets éducatifs en agriculture urbaine, Marine Coeurdassier a prêté main-forte comme bénévole.
Elle a expliqué que la fermeture des jardins consiste à retirer le paillis sur la terre, récolter les fines herbes, couper certaines plantes pour en faire de l’engrais naturel, mettre une couche de compost pour nourrir le sol et tailler les plantes.

Mme Coeurdassier indique que pendant l’hiver, les bacs ne sont pas recouverts de bâches et accueillent la neige.
«On garde les racines dans le sol pour [le garder] aéré. C’est bon pour les vers de terre, pour l’irrigation des sols aussi, pour que l’eau puisse s’infiltrer. Au printemps, les plantes vivaces vont repousser d’elles-mêmes, comme la menthe et les fraises, et des plantes annuelles [seront] plantées.»
Une table supervisée par deux bénévoles offrait des plantes séchées provenant des jardins à la communauté.

Après cinq ans d'activités, la fondatrice et responsable de la mobilisation citoyenne de l’organisme, Geneviève Dubé, assure ses fonctions bénévolement.
«La Ville nous aide beaucoup. Elle nous donne les terrains, les plantes […] mais il n’y a toujours pas le financement à la mission pour que je puisse quitter [mon emploi]», déplore-t-elle.
Contrairement au financement par projet, le financement à la mission permet aux organismes communautaires de couvrir leurs dépenses de base avec davantage de prévisibilité. Il s’agit d’ailleurs de l’une des demandes formulées par le mouvement Le communautaire à boutte.
Au mois d’août, les activités de l’organisme avaient également été menacées par un projet de remplacement des entrées d’eau. Ces travaux ont été reportés à 2027.
Des modifications ont été apportées à l'article le 20 octobre pour corriger des erreurs.
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