L’arrondissement évalue l’ajout d’une zone réservée aux petits chiens au parc La Fontaine
En novembre 2025, le parc à chiens du parc La Fontaine a été scindé pour offrir un espace dédié aux petits chiens. L’arrondissement évalue maintenant l’impact de ce projet pilote.
Depuis l’automne dernier, les petits chiens ont une section qui leur est réservée dans l’aire d’exercice canin du parc La Fontaine. C’est un projet pilote lancé par l’arrondissement du Plateau pour améliorer la sécurité des petits canidés.
En novembre, le parc à chien a été divisé en deux afin de permettre aux chiens de moins de 10kg de jouer séparément.
Cette initiative semble répondre à des demandes formulées par au moins deux personnes lors de conseils d’arrondissement.
«Il y a beaucoup de personnes âgées qui ont des petits chiens,» avait expliqué en mai 2025 Louise Barbeau.
«On a vécu des tragédies où de gros chiens attrapaient les petits chiens, dont certains sont morts. On ne veut pas que nos animaux se fassent blesser et tuer.»
Un projet qui s’inspire du parc Jeanne-Mance
À l’époque, le conseiller du district Jeanne-Mance, Alex Norris, lui avait répondu que la proposition, qui verrait l’aire accordée aux plus grands chiens réduite, ne faisait pas l’unanimité parmi les utilisateurs de l’espace.
M. Norris avait toutefois noté qu’une aire d’exercice canin divisée était à l’essai au parc Jeanne-Mance. Si l’expérience était concluante, elle pourrait ensuite être tentée au parc La Fontaine.

La formule a finalement été adoptée au parc Jeanne-Mance à l’été 2025. Quelques mois plus tard, l’arrondissement a annoncé le projet pilote au parc La Fontaine.
«Lorsqu’on vient poser une question au conseil d’arrondissement, parfois, ça amène vraiment des résultats», avait annoncé la conseillère d’arrondissement, Laurence Parent lors d’une séance publique du conseil d’arrondissement
«Les experts en la matière disent effectivement qu'il y a une pertinence à créer une zone pour les petits chiens pour que ces animaux soient en sécurité.»

Une clôture temporaire a donc été installée afin de réduire les risques de blessures causées par les mouvements plus intenses des grands chiens. Ceux-ci peuvent aussi se laisser emporter par leur instinct de prédation et prendre de plus petits animaux comme cible, selon les indications du Plateau-Mont-Royal.
L’arrondissement souligne également qu’il s’agit d’une gestion sociale qui peut permettre à la fois aux chiens et à leurs propriétaires d’être plus à l’aise.

Un projet accepté, mais à parfaire
Jacques Courtois fréquente la section pour grands chiens du parc, même si le sien est relativement petit. Sans s’opposer à la subdivision des catégories de poids, il explique que son animal de compagnie «se débrouille très bien avec les autres».
Cela dit, il concède que des accrochages peuvent parfois survenir, mais dit n’avoir jamais été témoin d’incidents dramatiques.
«J’ai entendu des histoires d’horreur, mais moi, je n’étais pas là pour ça.»

«C’est vrai qu’il y a des gens qui ont des petits chiens, qui ne peuvent pas en profiter. Je comprends que ça fait peur, des fois», ajoute Manon Simenel.
Même si elle est favorable à la division de l’espace, elle se montre critique face à l’installation temporaire. La subdivision fait en sorte qu’il n’y a plus qu’une seule entrée qui permette d’accéder à l’intérieur de la zone clôturée pour grands chiens. Le point d’accès se trouve souvent dans une grande flaque d’eau pendant l’hiver, souligne-t-elle.
«Quand c’est gelé, on ne peut même pas ouvrir.»
Compte tenu de la différence de tailles des animaux et de la fréquentation des deux sous-sections, Mme Simenel considère que celle qui est réservée aux chiens dont le poids ne dépasse pas 10kg est disproportionnée et devrait retrancher moins d’espace réservé aux plus grands canidés.
«C'est vrai qu'il y a moins de petits chiens de ce côté que de gros chiens de l'autre côté. Donc, clairement, il y a quelque chose à revoir au niveau du partage», reconnait Bérangère Sintes, du côté de la section pour petits chiens.
Elle accompagne Simone, une petite chienne qui s’amuse à se précipiter dans tous les sens, même sans compagnie canine.
L’adoption de Simone est toutefois récente et ses propriétaires n’ont pas vécu l’expérience de l’aire d’exercice canin sans subdivision.

«On est très contents, mais on n’a jamais souffert du manque de ça», lance Mme Sintes en riant.
L’arrondissement du Plateau-Mont-Royal recueille depuis la fin du mois de mars les commentaires des usagers du parc à chiens. Ceux-ci peuvent soumettre leurs impressions en remplissant ce formulaire.
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