Le public invité à découvrir et recenser la faune et la flore du Champ des Possibles

Voici l’occasion d’en apprendre plus sur les animaux, les plantes et les insectes qui vivent dans cet espace vert du Mile End et de contribuer à leur protection.

Le public invité à découvrir et recenser la faune et la flore du Champ des Possibles
Les Amis du Champ des Possibles organisent deux bioblitz. Dans le premier cas, on s'intéressera surtout aux plantes, aux oiseaux et aux mammifères, alors que les insectes seront à l'honneur dans le second. – photo: Les Amis du Champ des Possible
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Des bioblitz sont prévus samedi et mardi au Champ des Possibles. Toute personne intéressée est invitée à découvrir et recenser la faune et la flore de l’espace naturel du nord du Mile End. 

«C’est un outil super important pour nous, mais c’est aussi une opportunité très sympathique pour la population locale», indique la coordonnatrice des Amis du Champ des Possibles, Nico Serreqi. 

Le samedi 18 juillet, dès 8h, les participants seront appelés à découvrir et à dénombrer les espèces végétales et animales qu’ils apercevront dans le Champ des Possibles. Ils seront guidés par l’ornithologue Justine Le Vaillant et le botaniste Étienne Léveillé-Bourret.

«8h du matin, ça peut sembler un peu tôt, mais c’est vraiment là où il y aura le plus de chances de voir de belles choses», souligne Mme Serreqi.

La rencontre du 21 juillet, elle, se fera plutôt en soirée. À partir de 21h, l’entomologiste André-Philippe Drapeau Picard guidera l’activité, qui sera cette fois vouée aux insectes. L’activité s’inscrit dans le contexte de la Semaine des papillons de nuit. 

Utiliser des applications pour identifier et recenser

Afin d’identifier et de répertorier les espèces sur le terrain, les participants peuvent installer iNaturalist et eBird sur leur téléphone. Les experts sur place pourront les aider à en comprendre le fonctionnement. 

Dans les deux cas, les applications suggèrent des espèces ayant des traits communs avec les photos soumises par les utilisateurs. Ces derniers sont ensuite invités à confirmer ou à corriger le tir, et ainsi à contribuer aux bases de données mondiales.

On voit quelques photos en haut à droite de l'écran, ainsi qu'une liste des oiseaux emblématiques du lieu, dont la crécerelle d'Amérique, le pigeon biset et le moineau domestique.
La page du Champ des Possibles sur la plateforme de eBird.

«On va avoir accès à toutes ces données», souligne Mme Serreqi. 

«C’est super important pour nous de prendre ce compte-rendu de toute la biodiversité pour pouvoir ensuite, si nécessaire, prendre des actions pour sauvegarder la nature à risque ou faire des interventions quelconques.»

Elle donne en exemple la création de refuges pour des espèces d’oiseaux menacées, ou encore le retrait de certains végétaux envahissants, comme l’orme de Sibérie ou l’herbe à poux, et leur remplacement par des plantes indigènes.

Un espace naturel qui se transforme 

Les données témoignent également de la transformation du Champ au fil des années. 

«La végétation a vraiment changé», note Nico Serreqi, remontant au début de la dernière décennie. «Avant, c’était surtout un champ au sens littéral.»

Alors que les plantes dépassaient de peu le niveau du sol, plusieurs arbres s’élancent maintenant en hauteur, permettant d’être perdu de vue sur les petits sentiers du nord du Mile End. 

Des arbres et arbustres s'élèvent autour d'un sentier, cachant partiellement un édifice d'une dizaine d'étages du Mile End.
La flore du Champ des Possibles a pris beaucoup de volume en l'espace de quelques années. – photo: Devin Ashton-Beaucage

«C’est une progression naturelle», souligne Mme Serreqi. «Ça devient de plus en plus dense avec différents niveaux de canopées.»

Pour ce qui est de la faune, elle indique que certaines espèces d’oiseaux sont représentées en plus grands nombres. Et, pour une première fois, un hibou a été aperçu sur les lieux au cours de la dernière année.

Vers une nouvelle édition du catalogue de la biodiversité

Les informations recueillies lors des bioblitz contribueront aussi à la création d’un nouveau catalogue de la biodiversité urbaine du Champ des Possibles. La dernière édition date de 2017. 

«C’est un projet qui mélange communauté, science et art», précise Mme Serreqi, notant qu’Andrea Williamson avait contribué au document en fournissant des illustrations à l’aquarelle. «Dans la prochaine année, on aimerait collaborer avec la même artiste.»

Une campagne de sociofinancement a été lancée en mai dans l’espoir de soutenir le projet, en plus d’assurer le financement nécessaire pour la tenue des activités proposées par Les Amis du Champ des Possibles. 

Compte tenu des tendances migratoires des oiseaux, qui voient leurs populations se transformer au fil des mois, Nico Serreqi avise qu’un autre bioblitz est envisagé. 

Bien qu’il ne soit pas obligatoire de s’y inscrire, Les Amis du Champ des Possibles encouragent les potentiels participants des bioblitz des 18 et 21 juillet à le faire en remplissant ce formulaire.

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