Incendie: 12 logements de l'avenue du Parc sont évacués
L'incendie a commencé au sous-sol d'un immeuble de trois étages situé près de l'avenue Laurier Ouest.
L’arrondissement rappelle sa réglementation alors que le SPVM affirme avoir reçu plusieurs plaintes liées à de la musique amplifiée et des prestations qui s’étirent en soirée.
Les instruments amplifiés et les prestations musicales après 21h sont interdits sur l’espace public et plus particulièrement sur les rues piétonnes. C’est ce qu’a souligné le conseil d’arrondissement du Plateau-Mont-Royal en décrétant une ordonnance lors de sa séance ordinaire de juin.
«À travers les dernières éditions, les projets de piétonnisation ont connu une croissance en termes des musiciens de rue, venant alimenter l'ambiance des artères», pouvait-on lire dans le sommaire décisionnel du dossier.
«La fréquence et l'intensité de certaines prestations musicales hors programmation ont généré un certain nombre de plaintes, venant des riverains, qui vivent l'ambiance des rues piétonnes de manière constante à travers la saison.»
Ces constats justifient un encadrement rigoureux, selon le texte du document.
«C'est une sensibilisation supplémentaire pour la cohabitation sur le bruit, sur l'avenue, pendant la piétonnisation», a précisé Cathy Wong, mairesse du Plateau.
L’ordonnance, qui se base sur la réglementation déjà en vigueur, a été proposée en réponse «à de multiples demandes citoyennes», a-t-elle ajouté.

L’arrondissement peut toutefois autoriser certaines prestations amplifiées, mais il favorise les propositions acoustiques. L’amplitude sonore ne doit pas dépasser le seuil des 70 décibels à 35 mètres du point d’émission.
Les festivités sur les rues piétonnes du Plateau ne sont pas que source de réjouissance, surtout pour les personnes qui résident tout près.
Claude Lamontagne habite une résidence pour personnes âgées de 45 unités, située directement en face de l’édicule du métro Mont-Royal.
«Ce qui me concerne le plus, c'est de ne pas avoir droit à la paix dans mon logis», résume-t-elle.
Prenant connaissance de l’ordonnance décrétée par Le Plateau, Mme Lamontagne se montre sceptique face à la volonté de l’arrondissement d’encadrer les nuisances sonores.
«Ils se foutent de nous. Leur politique c’est “crevez ou déménagez”», lance-t-elle, notant que sa voisine atteinte d’un cancer létal ne peut échapper au bruit de l’avenue. «Il est où le respect des aînés? On n’entend jamais parler de nous!»
Elle déclare que les heures de prestations musicales qui se tiennent devant chez elle du printemps à l’automne sont équivalentes à «de la torture».
Selon elle, l’arrondissement se montre trop tolérant. «Ils entravent leur règlement sur le bruit qui interdit aux musiciens ambulants d’utiliser des instruments amplifiés. Ils en ont tous.»
Mme Lamontagne n’est pas la seule à critiquer la situation. Un autre résident de l’avenue du Mont-Royal s’est récemment plaint de la gestion du bruit généré par des musiciens.
À l’arrondissement, on indique que les situations problématiques peuvent être signalées au 311. Des affiches rappelant la réglementation sont aussi censées être installées sur la portion piétonne de l’avenue du Mont-Royal.
Du côté du Service de police de la Ville de Montréal (SPVM), on affirme que les instruments de musique amplifiés et les musiciens qui jouent «tard en soirée sur l’avenue du Mont-Royal» sont à l’origine de plusieurs plaintes.
Des cadets chapeautés par le poste de quartier 38 seront assignés à l’artère et informeront les musiciens de la réglementation en vigueur. Ils distribueront également des avertissements à ceux qui ne s’y conformeront pas, avise Marc-Antoine Bélanger, du module des relations médias du SPVM.
«Les cadets seront appuyés par les patrouilleurs à vélo ainsi que par les patrouilleurs à pied», ajoute-t-il.
«Dans les cas de récidive, des interventions plus formelles pourront être envisagées, incluant l’émission de constats d’infraction en vertu de l’ordonnance adoptée le 2 juin.»
Les pénalités pour les infractions fluctuent entre 500$ et 6 000$, en fonction de la partie responsable, qu’il s’agisse d’une personne physique ou morale, et de la répétition de l’infraction.
Du côté de la Société de développement de l’avenue du Mont-Royal (SDAMR), on s’efforce de «varier les lieux d’événements sur l’avenue, afin de ne pas incommoder les mêmes personnes», explique Jeanne Cadieux-Lynch, coordonnatrice programmation et communication.
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Cette façon de faire rappelle une mesure adoptée par une autre avenue piétonne du Plateau. L’année dernière, l’animation sur l’avenue Duluth avait été revue en réponse à des plaintes formulées par des résidents riverains.
Le nombre de prestations avait diminué et les lieux de spectacles avaient été diversifiés. Le même fonctionnement est prévu cette année.
La SDAMR a toutefois noté qu’elle ne peut agir que sur sa propre programmation musicale. D’autres musiciens, qui n’ont pas été embauchés par la SDAMR, s’installent sur l’avenue du Mont-Royal pendant la période piétonne. Certains de ceux-ci ont fait l’objet de plaintes.
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